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La société STX envisage de vendre ses chantiers navals français

Le groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding a ouvert la porte vendredi, à Séoul, à une éventuelle vente de ses chantiers navals de Lorient et Saint-Nazaire. Une vente qui entrerait dans la stratégie de désendettement du groupe. Les chantiers de Saint-Nazaire ont enregistré en décembre dernier une commande historique de plus d'un milliard d'euros.
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Radio France
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 (Maxppp)

La holding STX Corp est endettée, très endettée même. Alors, la maison-mère de STX Offshore & Shipbuilding, qui exploite en France les chantiers navals de Lorient et Saint-Nazaire, pourrait être contrainte de vendre ses actifs. C'est ce qu'a annoncé vendredi un responsable du groupe, à Séoul. STX exploite également des chantiers navals en Finlande et en Chine, qui pourraient eux aussi être vendus.

Cette annonce n'est pas vraiment une surprise pour les salariés français, qui savent leur maison-mère au bord de la faillite. C'est le cas par exemple de Christophe Morel, délégué CFDT de STX France S.A. à Saint-Nazaire.

Des salariés toutefois pas forcément inquiets pour l'instant car la branche française de STX réalise de bonnes performances. En témoigne notamment cette commande historique enregistrée en décembre dernier, auprès de la compagnie américaine Royal Caribbean International, pour un montant estimé d'un peu plus d'un milliard d'euros.

Comme toujours en ce qui concerne le fleuron de la construction navale en France, l'État, qui possède un tiers des actions de STX France, est attendu en renfort par les salariés.

Le sénateur socialiste de Loire-Atlantique, Yannick Vaugrenard, estime par exemple que le gouvernement doit dès à présent organiser un tour de table avec les industriels français intéressés par le rachat de STX France.

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