L'Estonie devient le premier pays européen à proposer des transports en commun gratuits sur tout son territoire

Pour limiter l'exode rural, tout en réduisant la consommation de combustibles fossiles, l'Estonie propose désormais des lignes de bus gratuits, partout.

Un bus à Tallinn (Estonie), le 9 janvier 2013.
Un bus à Tallinn (Estonie), le 9 janvier 2013. (RAIGO PAJULA / AFP)
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L'Estonie est devenue le premier pays européen à proposer des trajets de bus gratuits sur l'ensemble de son territoire. "Il existe bien des villes et des régions en Europe où les transports en commun sont gratuits, mais jusqu'à présent il n'y a pas eu de projet de transport public gratuit à l'échelle nationale", s'est félicité, jeudi 26 juillet, Kadri Simson, la ministre de l'Economie et des Infrastructures. Courant juillet, onze parmi les 15 comtés estoniens avaient déjà lancé le bus gratuit.

"Nous cherchions comment animer les régions rurales, arrêter l'exode vers les villes, a expliqué Kadri Simson. Au niveau d'un comté, le transport gratuit par bus vise principalement à créer des possibilités pour la mobilité des habitants des régions rurales, afin de leur garantir l'accès aux services quotidiens", a-t-elle précisé. Le Parlement estonien a en outre décidé, en 2017, de limiter la consommation nationale des carburants fossiles, de sorte que d'ici à 2030, elle retrouve son niveau de 2012. "Nous devons trouver des moyens pour encourager les gens à voyager de manière plus écologique, par exemple en utilisant les transports en commun", a encore expliqué Kadri Simson.

Depuis 2013, les bus gratuits sont disponibles à Tallinn. Le maire de la capitale, Taavi Aas, insiste sur le succès du projet, malgré la croissance du nombre de voitures dans la ville. La moitié des utilisateurs des transports publics à Tallinn affirment avoir commencé à prendre les transports en commun plus souvent depuis qu'ils sont gratuits, selon une enquête annuelle de satisfaction citoyenne, réalisée en 2017. Cependant, certains critiques s'inquiètent de l'impact potentiellement négatif des bus gratuits sur le trafic ferroviaire.