Italie : le car accidenté affichait 800.000 kilomètres au compteur

Quatre jours après l'accident de car qui a coûté la vie à 38 personnes dans le sud de l'Italie, trois personnes sont visées par l'enquête ouverte pour "homicides involontaires", dont le propriétaire de la société de transport. Dans le viseur, l'état du car, qui avait roulé 800.000 kilomètres depuis son immatriculation, et aurait perdu plusieurs pièces sur la route avant l'accident.

(Ciro Luca Reuters)

L'autocar accidenté lundi soir, près de la ville d'Avellino dans le sud de l'Italie, était-il en état de rouler ? Cette question commence à émerger, de plus en plus, dans l'enquête préliminaire ouverte pour "homicides involontaires" dans les heures qui ont suivi l'accident, qui a coûté la vie à 38 personnes.

Il est déjà établi que l'autocar avait roulé 800.000 kilomètres depuis son immatriculation. De plus, l'engin aurait perdu plusieurs pièces, tombées sur la route, dans les kilomètres ayant précédé sa chute dans le ravin. Mais les enquêteurs vont également s'attacher à examiner la barrière de protection, défoncée par l'autocar avant sa chute ; trop basse, elle n'aurait pas arrêté l'engin mais l'aurait plutôt fait basculer.

Sur la question des responsabilités, le parquet d'Avellino s'intéresse de près à Gennaro Lametta, le patron de la petite société de transport, et frère du chauffeur décédé. L'enquête devra montrer s'il a fait rouler un véhicule visiblement hors d'état de transporter des passagers sur un long trajet. Deux autres personnes, employés de la société d'autoroute Autostrade, sont également dans le viseur.