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Hollande et Renzi s’engagent à lancer les travaux du Lyon-Turin

La ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin va enfin voir le jour. François Hollande et Matteo Renzi ont annoncé ce mardi le "lancement des travaux", 14 ans après un accord passé entre la France et l’Italie.
Article rédigé par Elise Delève
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Les travaux de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin devraient commencer en 2016 © Maxppp)

La situation est débloquée. Les travaux pour construire la ligne à grande vitesse (LVG) entre Lyon et Turin vont pouvoir débuter. Un engagement pris par François Hollande et le président du Conseil italien Matteo Renzi ce mardi. Ils ont confirmé que le dossier serait transmis jeudi à la Commission européenne qui doit financer 40% des travaux estimés à environ trois milliards d'euros pour la période 2014-2020.

 

"En 2001, c'est-à-dire il y a plus de 14 ans, un accord a été passé pour le lancement d'une ligne ferroviaire Lyon-Turin et pour que des travaux puissent être engagés ", a expliqué François Hollande. Les travaux qui "seront effectifs à partir de 2016 ". La ligne doit permettre de basculer de la route vers le rail le transport de marchandises à travers les Alpes, augmentant considérablement le volume de fret entre les deux pays. Le projet date de 2001 lorsqu’un accord avait été passé entre l’Italie et la France pour lancer la ligne.

Le financement pas encore bouclé 

"Nous pouvons maintenant dire que le Lyon-Turin est non seulement acté mais lancé, sa réalisation prendra encore du temps, mais il n'y a plus aujourd'hui aucun frein, aucun obstacle pour aller vers la réalisation de cet ouvrage ", a déclaré François Hollande. Le gouvernement n’a pas encore défini comment il allait financer les 750 à 800 millions d’euros de travaux. Ils devaient être pris en charge notamment par les bénéfices liés à l’écotaxe, abandonnée en octobre dernier.

 

Une mission a été confiée au député socialiste Michel Destot et au sénateur UMP Michel Bouvard pour définir des modes de financements alternatifs. A terme, le coût total de la construction du tunnel sous les Alpes devrait coûter 8,5 milliards d'euros, dont 2,9 milliards pour l'Italie et 2,2 milliards pour la France, le solde de 3,4 milliards devant être à la charge de l'Union européenne. Environ un milliard d'euros ont déjà été engagés dans les travaux préparatoires.

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