Vidéo Bruno Le Maire annonce une nouvelle aide de 4 milliards d'euros à Air France, qui doit rendre 18 créneaux à Orly

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Le ministre de l'Économie a également annoncé que l'État allait devenir le premier actionnaire de la compagnie aérienne française.

Invité de France Inter mardi 6 avril, Bruno Le Maire le ministre de l'Économie a annoncé une aide de l'État pour Air France, à hauteur de 4 milliards d'euros. "Je vous confirme que nous avons trouvé un accord définitif avec la Commission européenne sur un nouveau soutien financier de l'État à Air France", se réjouit Bruno Le Maire.

"Nous avions fait un prêt de 3 milliards d'euros à Air France, ce prêt, nous allons le transformer en participation de l'État dans l'entreprise. Ces trois milliards étaient une aide provisoire, ils vont devenir une aide définitive", explique le ministre de l'Économie. 

"Deuxième soutien, nous allons monter au capital d'Air France, puisque l'État va participer à une augmentation du capital de la compagnie, et cette participation pourra aller jusqu'à un milliard d'euros."

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie

à France Inter

L'État pourra monter "à un peu moins de 30%" du capital d'Air France et devenir le premier actionnaire, assure-t-il.

En échange, Air France va céder 18 créneaux horaires à Orly pour se conformer aux règles de la concurrence. "Nous avons souhaité que les compagnies qui puissent récupérer ses créneaux respectent les règles sociales et fiscales de l'Etat français, nous l'avons négocié avec la Commission européenne", explique Bruno Le Maire. "Une compagnie aérienne qui n'a pas les mêmes règles sociales, pas les mêmes règles fiscales que celles qui sont appliquées, ne pourra pas récupérer ces créneaux aériens", promet le ministre sans citer le nom de Ryanair.

En échange de cette aide de l'État, Bruno Le Maire appelle de ses voeux à des efforts à faire de la part d'Air France. "Le trafic aérien est revenu quasiment à la normale en Asie, à 80% aux États-Unis, en Amérique du Nord et à peine 40% en Europe. Dans cette situation, là où nous n'envisageons pas de retour à la normale sur le trafic aérien avant 2024, au mieux, il y a forcément des efforts qui sont nécessaires. Mais l'État accompagne ces efforts, ce n'est pas un chèque en blanc", conclut-il.

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