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Nom de code "Boost" : Air France consulte ses pilotes pour créer une nouvelle filiale

Air France aura-t-elle bientôt une nouvelle filiale appelée "Boost", à mi-chemin entre low-cost et une compagnie traditionnelle ? La direction aimerait beaucoup mais elle a besoin, avant ça, du feu vert des pilotes.

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Des avions de la compagnie Air France à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, le 6 septembre 2002. (JACKY NAEGELEN / REUTERS)

La compagnie aérienne française Air France songe sérieusement à lancer une nouvelle filiale. Elle a déjà un nom : "Boost" et assurerait aussi bien des vols sur long et moyen-courrier. Le groupe espère pouvoir assurer les premières liaisons à partir de cet automne. Pour y parvenir, Air France doit d'abord obtenir le feu vert de ses 3 700 pilotes.

Une nouvelle filiale indispensable, selon Air France

Ces derniers sont invités à participer, lundi 20 février, à une consultation organisée par leur principal syndicat, le SNPL. Mais quel que soit le résultat, le suspense devrait encore se prolonger après ce vote.

"Approuvez-vous l'externalisation d'une partie de l'activité et de la flotte long et moyen-courrier d'Air France dans une nouvelle structure ?" Les pilotes doivent répondre à cette seule question de principe. Une question à la formulation "malheureuse", voire "orientée", selon la direction. Pour Franck Terner, le directeur général d'Air France, créer une filiale, aux conditions sociales moins avantageuses, est nécessaire afin de lancer une nouvelle offre à bas coût : "Certains proposent une alternative qui serait de créer la compagnie au nom de code 'Boost' à l'intérieur d'Air France. Ça, c'est juste pas possible" répète le dirigeant.

Les pilotes réservés mais pas opposés

À l'inverse, le SNPL ne rejette pas Boost par principe, mais redoute que la création d'une filiale serve à tirer à terme tout le monde vers le bas. Véronique Damon, secrétaire générale du syndicat, estime que des mesures d'économies sont possibles en restant dans le cadre d'Air France. C'est ce que propose le SNPL : "Cette négociation là ne doit pas s'arrêter à une structure juridique qui serait différente. Ce serait dommage de s'arrêter à ça" affirme la syndicaliste. 

Le dialogue de sourd semble donc bien engagé entre le syndicat et  la direction. Sauf rebondissement, le SNPL devrait décider, mercredi, d'une deuxième consultation de la base, cette fois sur le projet "Boost" en lui-même. Quitte à jouer avec les nerfs de la direction et l'obliger à repousser la date limite du 24 février pour approuver ou rejeter le projet.

Air France : bientôt une nouvelle filiale ? Un reportage de Raphaël Ebenstein
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