Air France-KLM : coup de force surprise des Pays-Bas

Air France-KLM était détenu par de multiples actionnaires, dont un État, la France. Désormais, il va falloir faire de la place aux Pays-Bas. Ils sont entrés sans prévenir personne au capital de groupe en achetant plus de 12% des parts.

FRANCE 3

Coup de tonnerre chez Air France-KLM. Mardi 26 février dans la soirée, lors d'une conférence de presse, le ministre des Finances néerlandais fait une annonce qui crée la stupeur. Le pays vient d'entrer au capital du groupe avec plus de 12% et ne compte pas s'arrêter là. "La volonté de notre gouvernement est d'obtenir à terme une position équivalente à celle de l'État français", a déclaré Wopke Hoekstra. Une opération surprise, réalisée en quelques jours seulement. Ni le conseil d'administration d'Air France-KLM ni l'État français n'ont été prévenus.

Des tensions au sein du groupe

Au gouvernement, la décision passe mal. Avec cette montée express au capital, les Pays-Bas cherchent à protéger les intérêts de KLM. Depuis plusieurs semaines, des tensions montent avec le nouveau directeur du groupe, Benjamin Smith, qui vient de s'imposer au conseil de surveillance de KLM. Les syndicats redoutent de nouvelles périodes de turbulence. Un conseil d'administration extraordinaire d'urgence se tient en ce moment même.

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Un Airbus A380 d\'Air France, le 30 octobre 2009, à Hamboug (Allemagne). 
Un Airbus A380 d'Air France, le 30 octobre 2009, à Hamboug (Allemagne).  (MARCUS BRANDT / AFP)