Pour le député LREM Saïd Ahamada, les propos de François Hollande sont "dignes d'un conseiller municipal"

Le porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale a fustigé le "manque de hauteur" de l'ex-chef de l'État. 

Saïd Ahamada, le 15 janvier 2019. 
Saïd Ahamada, le 15 janvier 2019.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le député des Bouches-du-Rhône et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, Saïd Ahamada, n'a pas apprécié les critiques de l'ancien président François Hollande qu'il accuse de "manquer de hauteur" lundi 1er avril sur franceinfo. L'ex-chef de l'État a critiqué la politique d'Emmanuel Macron dimanche soir sur France 2. Et dans un entretien au Parisien, il juge sévèrement le bilan de son ancien ministre et successeur à l'Elysée. "A vouloir tout bousculer, tout s’est arrêté."

"On a là, en terme de propositions, quelque chose qui est digne d'un conseiller municipal, a réagi Saïd Ahamada sur franceinfo. Et honnêtement ce n'est pas très respectueux pour les conseillers municipaux lorsque je dis ça. J'attendais un peu plus de hauteur du président de la République". Selon le député LREM, la voix de François Hollande compte "de moins en moins" pour Emmanuel Macron, et "de moins en moins pour les Français".

"Un petit air de revanche" 

"Ce que M. Hollande feint d'oublier, c'est que l'arrivée d'Emmanuel Macron et de la majorité présidentielle au pouvoir est le résultat de ce que lui et M. Sarkozy avant lui ont raté, poursuit Saïd Ahamada. Les espoirs déçus, voire les trahisons. Et d'ailleurs, le mouvement 'gilet jaune' est dans cette lignée."

Il a également estimé que François Hollande était resté trop discret lors des débordements de ces dernières semaines, en marge du mouvement des "gilets jaunes". "On ne l'a pas beaucoup entendu par exemple lorsqu'on a entendu certains manifestants appelant à tuer le président de la République, ou lorsque l'Arc de Triomphe a été saccagé, ou lorsque des députés étaient agressés jusque dans leur domicile. Il y a un petit air de revanche de la part de M. Hollande", a dénoncé Saïd Ahamada.