Dimanche en politique, France 3

"Gilets jaunes" : les réactions politiques après la cinquième journée de mobilisation nationale

L'Élysée n'a toujours pas commenté la mobilisation des "gilets jaunes", samedi 15 décembre. Certains ministres et parlementaires prennent la parole pour trouver une sortie de crise. 

FRANCE 3

Un nombre de manifestants divisé par deux. Aucune violence majeure n'a été signalée lors de la cinquième mobilisation nationale des "gilets jaunes", samedi 15 décembre. Après un mois de débordements, le gouvernement ne cache pas son soulagement et espère entamer une nouvelle étape : celle de la concertation avec les Français. "Il y a des choses inacceptables qui ont eu lieu, on ne peut que se réjouir de voir qu'elles n'ont plus lieu et que maintenant on revient à un ordre républicain normal", explique Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, sur Europe 1.

"Il n'est pas possible que la politique soit l'affaire seulement des initiés"

Mais pour l'opposition de gauche, la décrue de la mobilisation ne doit pas être surestimée. "Quand des gens qui sont dans des logiques de survie se mettent à aller dans la rue, c'est que la rue devient une logique de survie et il faut que tout le monde entende ce message", a déclaré de son côté Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France insoumise, sur RTL. Les "gilets jaunes" réclament, au-delà du débat national, un référendum d'initiative citoyenne. Selon le MoDem, parti ami des marcheurs, la demande doit être examinée. "Il n'est pas possible que la politique soit l'affaire seulement des initiés", a déclaré François Bayrou sur BFM Politique.

Le président du MoDem et maire de Pau, François Bayrou, le 21 novembre 2018, à l\'Elysée (Paris), lors d\'une réception en marge du 101e Congrès des maires de France.
Le président du MoDem et maire de Pau, François Bayrou, le 21 novembre 2018, à l'Elysée (Paris), lors d'une réception en marge du 101e Congrès des maires de France. (BERTRAND GUAY / AFP)