"Gilets jaunes" : le Kremlin dément toute ingérence de la Russie sur les réseaux sociaux

D'après un journal britannique, plusieurs centaines de comptes liés à la Russie ont répandu de fausses informations en utilisant des photos de manifestants blessés lors d'autres événements, dans le dessein d'accréditer l'idée de brutalités policières.

Vladimir Poutine, le 12 juillet 2018 au Kremlin, à Moscou (Russie).
Vladimir Poutine, le 12 juillet 2018 au Kremlin, à Moscou (Russie). (SERGEY GUNEEV / SPUTNIK / AFP)

La Russie a-t-elle attisé le mouvement des "gilets jaunes" sur les réseaux sociaux ?  "Nous ne nous sommes pas immiscés et ne nous ingérerons pas dans les affaires intérieures d'un pays tiers, dont la France", a en tout cas démenti le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lundi 10 décembre.

La veille, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a confirmé l'existence d'une enquête sur des soupçons de manipulation. Selon le journal britannique The Times (en anglais), plusieurs centaines de comptes liés à la Russie ont cherché, sur les réseaux sociaux, à amplifier les manifestations des "gilets jaunes" ces derniers temps.

Ce réseau de comptes a fait circuler des messages sur Twitter qui insistent sur les violences et le chaos, ajoute le Times, qui cite une analyse effectuée par New Knowledge, une entreprise de cybersécurité. Selon celle-ci, ces comptes ont répandu de fausses informations en utilisant des photos de manifestants blessés lors d'autres événements, dans le dessein d'accréditer l'idée de brutalités policières.