Banlieues : les oubliées du grand débat

Alors que le grand débat semble connaître du succès à travers la France, les banlieues semblent peu enclines à s'investir dans cette consultation.

FRANCE 2

Si le grand débat national semble connaître un certain succès, il n'est pas apprécié de la même façon selon les parties du territoire. Les banlieues notamment ne montrent pas le même enthousiasme, certains maires estimant avoir déjà donné lors de l'élaboration du plan banlieue, sans avoir obtenu de résultats. Exemple à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), qui compte 11 000 habitants, 65 communautés différentes, et 37% des habitants vivant sous le seuil de pauvreté.

"À quoi ça va servir ?"

La maire juge inutile la tenue d'un débat. "Je viens de refaire un tour dans la cité, j'ai posé des questions, et effectivement ce grand débat n'intéresse pas", indique ainsi Catherine Arenou. "Quand je pose la question, on me dit : 'À quoi ça va servir ?'", illustre-t-elle. "Ici, la plupart du temps, les gens ne comprennent pas les termes qu'il y a en politique et que les politiciens emploient. Donc quand ils entendent grand débat, ils ne savent pas à quoi s'attendre", explique un habitant. Néanmoins, d’autres villes de banlieue semblent vouloir organiser un débat, avec l’espoir que les préoccupations des habitants puissent être entendues.

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Emmanuel Macron, le 18 janvier 2019 à Souillac (Lot), dans le cadre du grand débat national.
Emmanuel Macron, le 18 janvier 2019 à Souillac (Lot), dans le cadre du grand débat national. (LUDOVIC MARIN / AFP)