Cet article date de plus de sept ans.

Empreinte carbone : l'affichage obligatoire pour les transports

Afficher le bilan carbone d'un voyage est une obligation pour tous les transporteurs à partir de ce mardi. Cette nouvelle législation, issue du Grenelle de l'environnement, s'applique tant aux entreprises de transport routier ou maritime qu'aux opérateurs ferroviaires et aux compagnies aériennes. 
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Maxppp)

Quel transport utiliser
pour polluer le moins possible ? Il sera désormais possible de le savoir, grâce
à la nouvelle législation issue du Grenelle de l'environnement. A partir de ce
mardi, les transporteurs auront l'obligation d'indiquer l'empreinte carbone
pour chacun de leurs trajets.

Elle figurera sur internet lors
d'une réservation pour un trajet en train ou en avion, et sera même
indiquée dans les bus ou précisée sur les factures des transporteurs.

Comparer les moins polluants

Par exemple, lors de l'achat de son billet d'avion, le client
d'Air France visualisera un lien vers le calculateur CO2. Type d'avion,
distance, mais aussi conditions effectives du vol (vent, ...), permettront
de connaître l'équivalent de gaz carbonique produit lors de ce vol pour
chaque passager. Idem pour les voyages en train : la SNCF propose d'ailleurs déjà l'information sur son site (ci-dessous ). 

Le voyageur pourra ainsi comparer la quantité de C02 rejetée pour chaque trajet, qui change parfois énormément. Ainsi, pour un Paris-Berlin, on rejette 12 kg de carbone en train, 121 en avion et 145 en voiture. 

Un casse-tête pour certains
transporteurs

Une mesure qui touche
tous les types de transports : lignes de bus, tramways, taxis, voire même les
déménageurs. Un vrai casse-tête pour certains puisque les
camions font plusieurs arrêts pour livrer différentes marchandises. Même si, pour faciliter certaines choses, ils peuvent afficher simplement le C02 émis par
kilomètre parcouru. 

La Fédération nationale des transports
routiers (FNTR), notamment, déplore cette mesure. "C'est une charge de
travail supplémentaire pour l'entreprise. C'est lourd dans un secteur
essentiellement composé de TPE et PME
", a souligné Nicolas Paulissen,
délégué général de la fédération, regrettant également l'arrivée de cette
mesure en même temps que l'écotaxe poids lourds, repoussée à janvier 2014.

Ce n'est qu'un début

Pour les ministères de
l'Écologie et des Transports, cette mesure "constitue un premier pas
vers une meilleure prise en compte des émissions de gaz à effet de serre dans
les choix des voyageurs et des chargeurs
". Il s'agit "de les guider progressivement
vers les solutions les plus respectueuses de l'environnement
", avaient-ils
indiqué mardi dans un communiqué.

Un "premier pas ", puisque cette obligation d'affichage n'est pas très contraignante pour le moment. En effet, les entreprises n'ont, dans un premier temps, aucune obligation de se lancer dans de longs et complexes calculs: jusqu'au 1er juillet 2016, seul un affichage au kilomètre, par type de transport, est obligatoire.

Ensuite, les entreprises de plus de cinquante salariés devront donner des informations plus détaillées et personnalisées. 

 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.