Cet article date de plus de cinq ans.

Déraillement d'un TGV : la SNCF veut comprendre pourquoi des enfants étaient à bord

Après le déraillement d'un TGV d'essai au nord de Strasbourg samedi après-midi, faisant au moins onze morts et plusieurs dizaines de blessés, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy s'interroge sur la présence d'enfants à bord.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (La locomotive a terminé dans le canal de la Marne-au-Rhin. © Maxppp)

C'est le premier déraillement mortel dans l'histoire du TGV depuis sa mise en service en 1981. Et le bilan est lourd. Au moins onze personnes sont mortes samedi, 11 sont en état d'urgence absolue et 22 en état d'urgence relative. Ce dimanche matin, les autorités étaient toujours sans nouvelles de cinq disparus.

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy a confirmé l'ouverture d'une enquête. Il souhaite notamment comprendre pourquoi des enfants du personnel étaient à bord de ce train d'essai, des enfants dont certains feraient partie des victimes. "Pour monter dans une rame de test, il faut une habilitation. Il faut déterminer dans quelles circonstances ces accompagnants ont pu monter à bord ", a expliqué le PDG. "Ça n'est pas une pratique que la SNCF reconnait. Un train de test est un train de test. On n'est pas dans une pratique touristique ou commerciale ", a poursuivi Guillaume Pépy.

Piste accidentelle privilégiée

Une cinquantaine de techniciens et de cheminots, mais aussi des enfants du personnel, avaient pris place à bord du TGV samedi. Les techniciens effectuaient des tests pour la nouvelle ligne à grande vitesse qui doit ouvrir en avril 2016. La piste accidentelle est privilégiée et plusieurs enquêtes sont ouvertes par la justice et la SNCF notamment. Les premières hypothèses privilégient une vitesse excessive du train qui pourrait être la cause du déraillement.

La préfecture a mis en place un numéro vert pr les proches des victimes : 0811 000 667.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.