Collision entre deux trains : un passager dans un état critique

Six personnes sont toujours hospitalisées vendredi matin, dont l'une grièvement blessée, au lendemain de la collision entre un TGV et un TER à Denguin, dans les Pyrénées-Atlantiques. Trois enquêtes sont en cours.

(Le TGV, qui roulait à environ 30 km/heure a été percuté par le TER, qui arrivait derrière lui à plus de 100 km/heure © SNCF)

Un train express régional a heurté jeudi, peu après 17h30, un TGV reliant Tarbes à Paris. Soixante passagers étaient à bord du TER, 178 à bord du TGV. Cet accident a fait 40 blessés dont six sont toujours hospitalisés. Deux personnes sont dans un état grave, le pronostic vital étant engagé pour l'une d'entre elles, a indiqué vendredi matin sur France Info le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier.

 

On ne connaît pas encore les circonstances exactes de cette collision mais le système de signalisation pourrait être mis en cause.  "Nous savons qu’il y a une concomitance entre l’accident et des événements, notamment de la maintenance sur des éléments de signalisation ", a indiqué Frédéric Cuvillier, qui n’exclut pas "un problème de fonctionnement de ces signalisations ", sans pour autant pouvoir affirmer à ce stade qu’il y ait un lien entre la signalisation ferroviaire et l’accident.

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Après Brétigny, ce nouvel accident affecte un peu plus la confiance des usagers

Trois enquêtes ont été lancées auprès du Bureau d'enquête et d'analyse, de la justice, et de la SNCF pour faire la lumière sur les causes du drame et répondre aux questionnements des usagers. Une transparence d’autant plus importante que le lien entre la SNCF et ses clients est "presque rompu ", estime Willy Collin, membre de l'association des usagers de la SNCF. "Il nous faut des explications. Les usagers ont besoin de savoir sur quoi ils roulent, avec quoi ils roulent. Encore hier soir il y a eu un vrai souci avec des victimes. Ce n’est plus acceptable ", réagit-il. L'AVUC qui demande d’ailleurs un "open data", c'est-à-dire la mise en ligne publique de toutes les données ferroviaires sur l’état du réseau et du matériel.

 

On sait ce vendredi matin que le TER a percuté le TGV par l'arrière. Le TGV roulait à 30km/h environ, peut-être ralenti à cause de la chaleur, le TER lui circulait à 120 km/h. Le choc a donc été violent. Même si le bilan est lourd, François Bayrou, le maire de la Pau, a estimé qu'on a évité le pire. "On aurait pu avoir un bilan extrêmement grave et des morts ", a-t-il déclaré.