La nationalisation des chantiers navals STX est une décision "grave et incompréhensible", selon deux ministres italiens

Les chantiers navals doivent être repris par le groupe italien Fincantieri. Mais l'Etat français a finalement décidé d'exercer son droit de préemption sur le capital de STX France pour négocier cette vente avec l'industriel italien.

Les chantiers navals STX France, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 27 juillet 2017. 
Les chantiers navals STX France, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 27 juillet 2017.  (CAROLINE PAUX / FRANCE)

Des membres du gouvernement italien sont indignés après la nationalisation de STX France. Les chantiers navals, qui devaient être repris par le groupe italien Fincantieri, vont finalement être nationalisés temporairement. Bruno Le Maire a annoncé, jeudi 27 juillet, que la France exerçait son droit de préemption sur le capital de l'entreprise, souhaitant poursuivre les négociations avec Fincantieri en l'absence d'accord pour le moment.

"Nous considérons grave et incompréhensible la décision du gouvernement français de ne pas donner suite à des accords déjà conclus", ont affirmé dans un communiqué conjoint le ministre de l'Economie et des Finances, Pier Carlo Padoan, et celui du Développement économique, Carlo Calenda.

D'après le précédent accord, négocié sous la présidence de François Hollande avec Fincantieri, le constructeur italien devait rester minoritaire pendant au moins huit ans, avec 48% du capital, au côté de la Fondazione CR Trieste, avec 7%. L'Etat lui, devait conserver un tiers du capital et un droit de veto. Au final, Bruno Le Maire a annoncé une nationalisation temporaire de STX France pour "négocier dans les meilleures conditions" l'avenir des chantiers navals.