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Ces villes qui soutiennent les salariés de PSA à Aulnay-sous-Bois

Alors que l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois doit fermer ses portes d'ici 2014, de plus en plus de communes participent à un fonds de soutien aux salariés en grève depuis plusieurs semaines. La caisse affiche déjà un montant de quelque 160.000 euros.
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Radio France
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  (Benoit Tessier Reuters)

Ils en sont désormais à quatre semaines de grève. Les
salariés de PSA à Aulnay-sous-Bois le savent bien : pas de travail, pas de
salaire. Alors, comme il est de coutume pour venir en aide aux grévistes, un
fonds de solidarité a été créé, une sorte de caisse pour compenser la paye que
les salariés ne reçoivent plus à la fin du mois. Elle est alimentée par des particuliers, les
syndicats, mais aussi, de façon plus étonnante, par certaines municipalités. Elle affiche aujourd'hui un montant total de 160.000 euros

Pour l'instant, une dizaine de communes, surtout communistes
et socialistes, ont contribué à la caisse de solidarité, de 200 à 20.000 euros chacune.

Pour les maires qui décident de verser de l'argent aux
salariés grévistes, le geste est évidemment politique, mais il est en principe
interdit. Une ville n'a pas le droit de prendre parti dans un conflit social ;
l'argent est donc versé, officiellement, à une association de soutien à tous
les salariés, et pas seulement les grévistes.

La première ville à avoir mis la main à la poche est celle
de Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis ; 20.000 euros versés après
délibération du conseil municipal.

Pour prolonger le mouvement de solidarité envers les
salariés de PSA à Aulnay-sous-Bois, certains maires envisagent désormais la
gratuité de la cantine scolaire pour les enfants des salariés.

Les salariés attendent eux mardi la dernière séance de négociations sur la restructuration de l'entreprise, engluée dans des résultats commerciaux catastrophiques.

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