Les Français sont favorables à la rigueur… mais en redoutent les effets

Selon un sondage, une majorité de Français approuve les mesures d'austérité prises par le gouvernement, mais reste pessimiste quant aux effets à en attendre.

Un supermarché à Toulon (Var), le 24 janvier 2009.
Un supermarché à Toulon (Var), le 24 janvier 2009. (LAURENT MARTINAT / MAXPPP)

Une majorité de Français approuve les mesures de rigueur prises par le nouveau gouvernement mais reste pessimiste quant aux effets à en attendre, selon un sondage TNS Sofres* publié vendredi 6 juillet.

Le gel des dépenses de l'Etat pour 3 ans fait ainsi l'objet d'un large consensus, puisque 85% des personnes interrogées estiment qu'il s'agit d'une "bonne chose" pour la France, selon ce sondage réalisé pour Les Echos et Europe 1. La mise en place de la tranche d'imposition de 75%, le blocage des loyers à la relocation et le rétablissement de la retraite à 60 ans emportent pour leur part l'assentiment de respectivement 73%, 72% et 70% des sondés. D'autre mesures phares annoncées, telles que les embauches dans les ministères prioritaires, la baisse des effectifs dans les ministères non prioritaires et le coup de pouce au Smic sont également bien perçues, respectivement à 63%, 66% et 65%.

La hausse de l'allocation de rentrée scolaire mal perçue

Moins populaires, la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires, l'augmentation des charges patronales sur l'épargne salariale ou encore la hausse de l'allocation de rentrée scolaire ne semblent une bonne chose pour la France que pour respectivement 47%, 46%, et 45% des personnes sondées.

Les Français se montrent toutefois sceptiques quant à l'efficacité des mesures annoncées. Interrogés sur les effets qu'ils en prévoient d'ici à un an, 36% seulement pensent qu'ils seront positifs ; 38% pensent qu'il n'y aura aucun effet et 15% jugent que les effets seront négatifs. De même, 21% seulement pensent que la situation économique française va s'améliorer dans les douze mois, 42% n'anticipant aucun changement et 31% jugeant qu'elle va se dégrader.

*Enquête réalisée auprès de 1 000 personnes entre le 29 juin et le 2 juillet.