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Le gouvernement dément la dégradation de la note française par Moody's

Le quotidien "L'Opinion" affirme sur son site internet que la note française devrait passer de AA1 à AA2. Ce que réfute le ministère des Finances.

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France Télévisions
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Le logo de l'agence Moody's, à New York, le 2 août 2011.  (MIKE SEGAR / REUTERS)

Les agences de notation continuent de scruter la France. Selon le site internet du journal L'Opinion, l'une d'entre elles, Moody's, a informé le gouvernement français qu'elle dégradait la note souveraine de la France d'un cran, de AA1 à AA2, jeudi 18 septembre.

Alors que Moody's a fixé à vendredi la date de sa prochaine communication sur la note souveraine de la France, va-t-elle s'aligner sur sa concurrente, Standard & Poor's, laquelle avait dégradé la note de la France en novembre (à AA, soit l'équivallent de AA2 chez Moody's) ? L'information a en tout cas été aussitôt démentie par le ministère des Finances.

Ce que dit Moody's  

L'Opinion assure avoir consulté "le mail prévenant l'exécutif à l'avance [de cette dégradation] comme le veut la règle". Ce dernier "a été envoyé ce matin dans les cabinets ministériels". Le quotidien ne précise pas quelle perspective est donnée par Moody's à cette nouvelle note.

En revanche, il détaille les raisons de cette dégradation avancées par l'agence, comme "la fragilité de l’environnement politique" et "les incertitudes sur la capacité du gouvernement à mettre en place le pacte de responsabilité". Pour Moody's, la France pourrait échouer à renouer avec la croissance "au vu d’une économie qui souffre de rigidités structurelles significatives et une compétitivité détériorée", relaie encore L'Opinion.

Ce que répond le gouvernement

Le gouvernement "n'a reçu aucune information de Moody's à ce stade", a répondu à l'AFP le ministère des Finances. "Le gouvernement dément l'information donnée par L'Opinion", a encore indiqué Bercy

"Dans tous les cas, personne ne s’attend à ce qu’une dégradation de la note ait un impact sur les marchés financiers", relativise le quotidien Les Echos. Il rappelle que la Banque centrale européenne a "abaissé ses taux au plus bas historique et recommence à injecter des milliards de liquidités", permettant notamment à la France de continuer à emprunter à des taux exceptionnellement faibles.  

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