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L'Italie sommée par l'Europe de redresser son économie

Silvio Berlusconi a réuni un Conseil des ministres extraordinaire lundi pour examiner des mesures censées assainir les finances publiques italiennes, notamment la réforme des retraites.

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Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, lors du sommet européen du 23 octobre, à Bruxelles (Belgique). (GEORGES GOBET/AFP)

La situation devient urgente. Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a convoqué lundi 24 octobre un Conseil des ministres extraordinaire pour examiner des mesures destinées à redresser les finances publiques et relancer la croissance, en réponse aux exigences de l'Union européenne (UE).

Lors du sommet de dimanche à Bruxelles, l'UE a mis l'Italie sous pression, craignant que le pays, surendetté et à la croissance anémique, ne mette en danger l'ensemble de la zone euro.

Mais Silvio Berlusconi est toujours confronté à une division importante de sa majorité, notamment sur la réforme des retraites, qu'il juge nécessaire. Son principal allié, la Ligue du Nord, a rappelé lundi son opposition à une telle réforme, même si elle a reconnu que la question devait encore être traitée en Conseil des ministres. Le parti d'opposition centriste UDC s'est dit en revanche prêt à voter une réforme des retraites "bien faite".

Berlusconi répond à Paris et Berlin

Dimanche lors du sommet, une question sur les réformes et le redressement des finances en Italie avait fait sourire Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Une façon pour la chancelière allemande et le président français de laisser entendre que les choses n'avançaient pas au rythme espéré.

Il n'en fallait pas davantage pour que le Cavaliere estime qu'il n'avait pas de leçons à recevoir de ses partenaires. "Personne n'a quoi que ce soit à craindre de la troisième économie européenne et de cet extraordinaire pays fondateur [de l'UE]" qu'est l'Italie, a-t-il déclaré dans un communiqué. "Nous honorons notre dette publique ponctuellement, nous avons un excédent primaire plus vertueux que celui de nos partenaires et nous atteindrons l'équilibre budgétaire en 2013."

 

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