Procès de France Télécom : des condamnations "ridicules par rapport à la gravité de ce qu’il s’est passé" pour le fils d’une victime

"Il ne doit plus y avoir d’autres Didier Lombard", estime Raphaël Louvradoux, fils d’un des 19 employés de France Télécom à s’être suicidés entre 2006 et 2011.

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Radio France
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Raphaël Louvadroux, fils d’un des 19 employés de France Télécom à s’être suicidés entre 2006 et 2011, au tribunal correctionnel de Paris, le 6 mai 2019. Illustration. (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

"Les condamnations restent ridicules par rapport à la gravité de ce qu’il s’est passé", a déploré ce vendredi 20 décembre sur franceinfo Raphaël Louvradoux, fils d’un des 19 employés de France Télécom à s’être suicidés entre 2006 et 2011. Vendredi, le tribunal a condamné l'entreprise, devenue Orange, à l'amende maximale de 75 000 euros. Les anciens dirigeants, l'ex-PDG Didier Lombard, l'ex-numéro 2 Louis-Pierre Wenès et l'ex-DRH Olivier Barberot, ont eux été condamnés à un an de prison dont huit mois avec sursis et 15 000 euros d'amende.

"Pour des gens qui ont organisé un système qui a poussé des dizaines de personnes à la dépression et au suicide, ne pas passer par la case prison est un problème", ajoute Raphaël Louvradoux, pariant sur un aménagement de peine qui éviterait la prison aux condamnés.

"Ils savaient qu’ils ne risquaient pas grand chose"

Par la voix de son avocat, Didier Lombard a déjà annoncé qu’il ferait appel du jugement. "La seule chose dont ils ont vraiment peur, c'est la privation de leur liberté, estime Raphaël Louvradoux, ça s’est vu dans leur attitude tout au long de l’audience. Ils savaient qu’ils ne risquaient pas grand chose et ils se sont comportés de manière désinvolte. Et c’est en cela que la réponse du tribunal était importante : les remettre à leur place".

Il ne doit plus y avoir d’autres Didier Lombard, nulle part ailleurs.

Raphaël Louvradoux, fils d’une victime

à franceinfo

Il a également émis le souhait que ces condamnations fassent date. "Didier Lombard ne doit plus pouvoir faire ce qu'il a fait", espère Raphaël Louvradoux qui ajoute : "On a trente ans de retard au moins dans la réponse face à ces actes. On commence aujourd'hui, c'est bien, mais c'est lent, on est en retard et c'est ça qui fatigue."

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