Meurtre d’une conseillère Pôle Emploi dans la Drôme : la colère des agents

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Durée de la vidéo : 2 min.
Meurtre d’une conseillère Pôle Emploi dans la Drôme : la colère des agents
France 2
Article rédigé par
J.Duponchel, E.Prigent, M.Septembre, P-J. Perrin, E.Jaquin, C.Berbett-Justice - France 2
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Après la mort d’une conseillère Pôle Emploi à Valence (Drôme), les 900 agences françaises sont restées fermées, vendredi 29 janvier. Les syndicats dénoncent les violences récurrentes subies par les agents.

Les agents de l’agence Pôle emploi de Valence, dans la Drôme, à laquelle appartenait la conseillère tuée jeudi 28 janvier par balle, se sont rassemblés, vendredi 29 janvier, en son hommage. Exceptionnellement, les 900 agences de France n’ont pas accueilli de public. Les agents ont respecté une minute de silence et ont partagé leur émotion : tous constatent une montée des violences sur leur lieu de travail. À Marseille (Bouches-du-Rhône), Frédéric Pichon de Bury, conseiller Pôle emploi depuis 21 ans et membre du syndicat SNAP, le confirme. "On reçoit des insultes, qui disent qu’on est incompétents, qu’on ne sert à rien, qu’on se demande à quoi sert Pôle emploi… Ce genre de chose, c’est notre quotidien. On a eu dans notre agence une bagarre entre demandeurs d’emploi", relate-t-il.

Des incidents intensifiés par la crise

Ces violences sont devenues plus intenses ces derniers mois, avec la crise économique. "Il y a une tension qui monte dans des départements qui ne sont pas touchés d’habitude, parce qu’il n’y a pas de saisonniers, pas de travail, donc les collègues se retrouvent en difficulté face à des gens qui sont dans la misère", ajoute-t-il. Les syndicats déplorent un manque de réflexion sur le long terme pour mettre en place une meilleure organisation.

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