SNCM : cap sur la procédure de redressement judiciaire

Transdev, l’actionnaire principal de la SNCM, a réclamé ses créances vendredi. Un remboursement qui devrait obliger la compagnie maritime de Marseille à prendre très rapidement le chemin du tribunal de commerce.

(L'actionnaire principal de la SNCM, Transdev, a réclamé vendredi ses créances © MaxPPP)

L’actionnaire majoritaire de la SNCM a demandé ce vendredi à la compagnie le remboursement des prêts qu’il lui avait accordés. L’effet de la réclamation de Transdev a été daté au lundi 3 novembre. Auparavant la compagnie avait déjà fait savoir qu’elle n’était pas en mesure de rembourser rubis sur l’ongle et rapidement. Dans un communiqué, l’actionnaire principal a expliqué avoir voulu "créer les conditions d’un redressement judiciaire, indispensable ".  

Sur France Info mercredi, le président du directoire de la SNCM, Olivier Diehl, avait annoncé que la société n’avait pas les moyens de rembourser les prêts que Transdev était susceptibles de réclamer, un somme évaluée à environ 100 millions. 

"Nous n’avons pas 100 millions à pouvoir décaisser du jour au lendemain (…) Lundi, les actionnaires vont effectivement réclamer leur dû et il faudra que je me rendre auprès du tribunal de commerce."

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Une procédure de redressement à présent possible

La date choisie par Transdev n'est pas due au hasard. Le moratoire de sortie de grève signé après le conflit de juillet 2014 stipulait que la compagnie maritime ne pouvait pas être placée en redressement judiciaire jusqu'au 31 octobre.

L'actionnaire principal de la Société nationale Corse méditerranée (SNCM) a précisé que son initiative devait permettre "d'identifier une solution pérenne permettant de lever l'hypothèque des demandes de remboursement de l'Union européenne, tout en préservant la délégation de service public " entre la Corse et le continent.