Vidéo Près de 2 000 personnes participent à une descente aux flambeaux contre la réforme des retraites à Marseille

Prochain rendez-vous, dans une semaine, pour la journée nationale interprofessionnelle d'actions du 9 janvier, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU.

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Des manifestants à Marseille, le 2 janvier 2020. (GERARD JULIEN / AFP)

Des flambeaux pour se faire entendre du gouvernement. Jeudi 2 janvier, en fin d'après-midi, près de 2 000 personnes ont participé à une descente aux flambeaux contre la réforme des retraites, à l'appel de la CGT, sur la Canebière, au coeur de Marseille, selon une estimation de l'AFP sur place.  Sur le camion sono de la CGT des ports et docks, un cercueil en carton, pour la dépouille de la réforme des retraites voulue par le gouvernement et le chef de l'Etat.

Dans l'imposant cortège, éclairée par les centaines de torches brandies par les manifestants, les gilets rouges de la CGT bien sûr, mais aussi des "gilets jaunes" et de nombreux enseignants, souvent avec leurs enfants, derrière les drapeaux de la FSU. "Emmanuel Macron, il a l'art de se moquer du monde", accuse Sandrine, infirmière scolaire à Martigues, la quarantaine, "absolument pas déçue" par les annonces du président de la République lors de ses voeux aux Français : "De toutes façons je n'attendais rien", explique-t-elle.

"On ne lâche rien"

Venue avec sa fille de neuf ans, Charlotte, 43 ans, institutrice à la Bricarde, un quartier populaire et déshérité de la cité phocéenne, ne croit pas non plus aux promesses du gouvernement, et notamment à ces 10 milliards d'euros annoncés pour revaloriser les salaires des professeurs et leur garantir des pensions de retraites du même niveau qu'aujourd'hui : "C'est vraiment nous prendre pour des imbéciles, on les croirait si ils l'avaient fait avant d'annoncer cette réforme".

Parti de l'église des Réformés, en haut de la Canebière, vers 18h30, les manifestants sont descendus jusqu'au Vieux Port, où ils se sont dispersés. Chez tous ou presque, un slogan omniprésent: "On ne lâche rien, on ira jusqu'au bout, jusqu'au retrait de ce projet" de réforme des retraites. Prochain rendez-vous, dans une semaine, pour la journée nationale interprofessionnelle d'actions du 9 janvier, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU.

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