Retraites : l’équilibre financier est un "objectif de solidarité" martèle Édouard Philippe au Sénat

Interrogé lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le Premier ministre a, une fois encore, souligné sa volonté d’assurer l’équilibre financier du système de retraites. Concertant la crise entre l'Iran et les Etats-Unis, la secrétaire d’État chargée des Affaires européennes a quant à elle assuré que "la priorité absolue" n’était pas pour la France "d’engager de nouvelles forces" au Moyen-Orient mais d’appeler à "la désescalade" et "à la retenue".

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Alors que le dialogue social sur la réforme des retraites reste dans l’impasse, le sénateur Claude Malhuret (Les Indépendants – République et territoires) a voulu s’assurer de la volonté du Premier ministre à prendre des mesures paramétriques dans la réforme, pour éviter tout déficit. "Êtes-vous déterminé M. le Premier ministre à aborder ce rendez-vous en tenant le nécessaire langage de vérité sur l’équilibre financier de nos retraites ?"

"La question de l’équilibre de nos systèmes de retraites", sous-entendu régimes actuels et régime à venir – est une "question légitime et une exigence que nous posons, bien entendu", lui a répondu Édouard Philippe. Le chef du gouvernement considère que l’équilibre d’un système "est en soi un objectif de solidarité et de responsabilité", ajoutant que de nombreux pays européens ont tour à tour allongé la durée de cotisation. "Tous les pays ont réussi à le faire", affirme-t-il.

Le Premier ministre attend la discussion « avec impatience »

Avant d’aborder le calendrier législatif, Édouard Philippe a fustigé l’attitude des oppositions. "Souvent ceux qui aujourd’hui critiquent le projet critiquaient les évolutions des systèmes antérieurs qu’ils défendent aujourd’hui, c’est comme ça. C’est parfois des choses curieuses mais ça arrive."

À l’Assemblée nationale, le vote sur la réforme aura lieu le 3 mars, selon le compte rendu la conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Édouard Philippe a, cet après-midi, précisé au Sénat que la Haute Assemblée en débattrait "à partir du mois d’avril". "La discussion, j’en suis certain sera dense, sera riche, et sera passionnée. Je l’attends avec impatience."

Crise Iran / États-Unis : "La priorité absolue n’est pas d’engager de nouvelles forces" assure Amélie de Montchalin

À la question de Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, sur la crise entre l’Iran et les États-Unis et la position de la France, la secrétaire d’État chargée des Affaires européennes Amélie de Montchalin, a répondu que la France avait exprimé "une solidarité" en faveur "des partenaires de la coalition qui lutte contre Daech" et qu’elle la "distingue très précisément de l’action américaine contre le général Soleimani" : C’est une initiative américaine et de leur seule responsabilité" a-t-elle ajouté.

Amélie de Montchalin a assuré que "la priorité absolue n’est pas d’engager de nouvelles forces" et a appelé une nouvelle fois à "la désescalade" et "à la retenue".

QAG 08/01
QAG 08/01 (Public Sénat)