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Retraites : "Ce n'est pas une réforme, c'est une hausse d'impôts", dit Copé

Le président de l'UMP, Jean-François Copé tire à boulets rouges sur la réforme du gouvernement. Et il n'est pas le seul.

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Jean-François Copé, président de l'UMP, en meeting à Chateaurenard, le 25 août 2013. (BORIS HORVAT / AFP)

La réforme des retraites peine à convaincre. Présentée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, mardi, le projet est loin de satisfaire tous les partenaires sociaux et attire les critiques de l'opposition. Si la CFDT s'est félicitée "des mesures de justice", obtenues lors des annonces du chef du gouvernement, les réactions et les déclarations de mécontement se multiplient, mercredi 28 août. Francetv info les détaille.

"C'est une hausse d'impôts", pour l'UMP

Pour le président de l'UMP, Jean-François Copé, invité d'Europe1 mercredi matin, la réforme des retraites présentée par le gouvernement "n'est pas une réforme, c'est une hausse d'impôt (...) qui va pénaliser le pouvoir d'achat des salariés". "Le Premier ministre a jeté le masque et a clairement fait la démonstration que ce n'était malheureusement pas une réforme des retraites", avait déjà affirmé Jean-François Copé, sur France 2. "On ne fait qu'abuser les Français, c'est l'inverse d'une réforme courageuse", selon lui.

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L'aile gauche du PS réclame des "clarifications"

Au sein même du PS, les annonces du Premier ministre n'ont pas plu. Marie-Noëlle Lienemann, l'une des animatrices de l'aile gauche du parti, a affirmé mardi : "nous ne pouvons [pas] accepter" les 43 annuités de cotisation en 2035 prévues par la réforme des retraites présentée par Jean-Marc Ayrault. "Si des décisions positives sont prévues (...), la décision de rallonger la durée de cotisations après 2020 va faire peser de graves risques de baisse des retraites de nos concitoyens", écrit-elle dans un communiqué.

La sénatrice de Paris "demande que le gouvernement clarifie son intention et sa position après les déclarations du Medef, qui prétend obtenir une nouvelle baisse du 'coût' du travail, dont on sait qu'il n'est pas la cause principale des difficultés de compétitivité""Il serait inacceptable qu'on fasse payer aux salariés et aux consommateurs un substitut aux cotisations des entreprises, car cela reviendrait à leur faire payer l'intégralité de la réforme des retraites", ajoute-t-elle.

Mélenchon condamne le "bobard" du gouvernement

Invité sur le plateau du 20 heures de France 2 pour commenter la réforme des retraites, le leader du Front de gauche a indiqué ne pas avoir apprécié le discours de Jean-Marc Ayrault. "La vraie solution, c'est de prendre des mesures qui relancent l'activité", a-t-il expliqué.

FRANCE 2

La CGT maintient sa manifestation du 10 septembre

Elle estime qu'elle "n'a pas été entendue par le gouvernement". La direction de la CGT a affirmé qu'elle maintient son appel à manifester le 10 septembre. "Le Premier ministre a essuyé d'un revers de main les propositions de la CGT", a affirmé Eric Aubin, secrétaire confédéral. "Plus que jamais, la manifestation du 10 septembre", appelée par plusieurs centrales, dont la CGT, contre la réforme, "est nécessaire pour peser sur les choix", a-t-il déclaré. "On n'est pas sur une réforme de fond", ni sur une réforme qui "rétablit l'équilibre entre capital et travail", a-t-il ajouté.

FO voit la continuité de la réforme Fillon

Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat, a estimé sur Europe 1 que l'allongement de la durée de cotisation après 2020, "n'est pas un signe d'espoir pour les jeunes". "Le Premier ministre a pris les chaussons de M. Fillon puisqu'il prolonge ce qu'avait fait M. Fillon en 2003, à une époque où il n'était pas d'accord", a-t-il déclaré. En revanche, le responsable syndical s'est dit satifait de voir l'augmentation de la cotisation "privilégiée" à une hausse de la CSG, et la création d'un compte pénibilité.

Le Medef dénonce une "non-réforme"

"C'est une réforme dangereuse qui n'est pas acceptable pour nous. À vrai dire, c'est même une 'non-réforme' : aucun problème structurel n'est résolu. Le gouvernement ne fait que taxer, taxer", a déclaré Philippe Gattaz, le président du Medef, dans un entretien au Figaro. Selon lui, "les mesures annoncées ce soir par le Premier ministre sont un renoncement à régler de manière durable la question des retraites par une véritable réforme".

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