Retraites : "La CFDT et le gouvernement sont a priori condamnés à s'entendre", analyse Nathalie Saint-Cricq

La CFDT et le gouvernement ont déjà repris contact jeudi 12 décembre. La ministre du Travail a même estimé que l'âge pivot pouvait être discuté. Le dialogue est-il possible ?

France 2

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, s'est désolidarisé du gouvernement mercredi 11 décembre pour rejoindre les rangs des grévistes. Mais aujourd'hui, la tension est un peu retombée entre le syndicat et le gouvernement. "Côté Laurent Berger, le système universel est un peu son bébé. Il est donc difficile de rejoindre le camp des opposants purs et durs et de rompre avec la logique réformiste de la CFDT", explique l'éditorialiste Nathalie Saint-Cricq, présente sur le plateau du 20 Heures.

Laurent Berger est-il en train de se discréditer ?


"Édouard Philippe était tenté de jouer la fermeté. Mais il a vu qu'il fallait bouger parce que ça fait beaucoup de vagues dans la majorité. Jouer le pourrissement pour les fêtes, c'est risqué, donc ils sont a priori condamnés à s'entendre", poursuit Nathalie Saint-Cricq. Mais les problèmes sont toujours là. "Le premier problème est Emmanuel Macron qui veut conserver son image de réformateur en asphyxiant la droite (...). Côté CFDT, il y a un gros danger aussi. Si elle se rallie trop facilement en se laissant marcher dessus, Laurent Berger se discrédite et risque de se laisser dépasser par la base (...)".

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT (à gauche), et le Premier ministre Edouard Philippe (à droite), le 25 novembre 2019, lors d\'une réunion à Matignon (Paris).
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT (à gauche), et le Premier ministre Edouard Philippe (à droite), le 25 novembre 2019, lors d'une réunion à Matignon (Paris). (ERIC FEFERBERG / AFP)