Retraite : La CGT rappelle à la gauche son engagement pour le retour aux 60 ans

Bernard Thibault dit ce mercredi espérer que la gauche, si elle arrive au pouvoir en 2012, tiendra son "engagement" de fixer à nouveau à 60 ans l'âge légal du droit à la retraite, reporté à 62 ans par le gouvernement Fillon.

Le secrétaire général de la CGT, lors d\'une conférence de presse de rentrée, le 26 août 2011 à Montreuil au siège du syndicat.
Le secrétaire général de la CGT, lors d'une conférence de presse de rentrée, le 26 août 2011 à Montreuil au siège du syndicat. (PIERRE VERDY / AFP)

Bernard Thibault dit ce mercredi espérer que la gauche, si elle arrive au pouvoir en 2012, tiendra son "engagement" de fixer à nouveau à 60 ans l'âge légal du droit à la retraite, reporté à 62 ans par le gouvernement Fillon.

"La plupart des partis de gauche ont, en raison de la mobilisation sur les retraites, été amenés à déclarer leur soutien au mouvement (...) Ils ont été amenés à s'engager sur un positionnement" en faveur du retour au droit à la retraite à 60 ans s'ils revenaient au pouvoir, a déclaré Bernard Thibault, invité de l'Association des journalistes de l'information sociale (AJIS).

Dans la campagne pour l'élection présidentielle, "j'espère bien qu'ils rappelleront un engagement déjà pris", a enchaîné le secrétaire général de la CGT. "Cela fait partie des points que nous ne mettrons pas sous le tapis", a-t-il ajouté.

"Nous comptons bien rappeler aux responsables politiques que les salariés forment les plus gros bataillons d'électeurs", a affirmé le numéro un de la centrale syndicale, pour qui "ce que disent les syndicats n'est pas sans écho ni sans répercussion sur le débat politique".

Selon lui, entre "les responsables et les candidats officiels, potentiels, se mène une bataille sur celui ou celle qui sera capable de se présenter comme le mieux à même d'affronter (la) situation".

Sans dire s'il visait des responsables de droite, de gauche, ou les deux, il a ironisé sur une "tendance à faire une compétition" pour désigner "celui qui pourrait être le plus intelligent sur la rigueur à imposer au pays".

"Nous avons la responsabilité, en tant que syndicats, de dire aux salariés : N'acceptons pas que ce soient les seules lignes de débat public", a conclu Bernard Thibault.