Production de lin : des entreprises relocalisent en France pour faire revivre la filature française

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Production de lin : des entreprises relocalisent en France pour faire revivre la filature française
France 2
Article rédigé par
J. Van Hove, O. Labalette, A. Luquet, V. Buu, Images drone Victor Tonelli - France 2
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La France est le numéro un mondial de la production de lin. Cette matière première est ensuite expédiée vers d'autres pays qui la transforment. À l'heure où le gouvernement a fait des relocalisations une priorité du plan de relance, les entreprises rapatrient leurs machines et font revivre la filature française.

Vêtements, linge de maison, tissu d'ameublement... Le lin a le vent en poupe. Cette fibre naturelle et écologique regorge d'atouts. Dans les Hauts-de-France, les champs de lin encore en fleurs s'étendent à perte de vue. La France est la première productrice mondiale de fibres de lin. Ainsi, 120 000 hectares sont cultivés chaque année, et en dix ans, les surfaces ont progressé de 130% entre la Normandie et les Flandres.

Des métiers à tisser de retour dans le Pas-de-Calais

Une fois les tiges arrachées, elles vont reposer à même le sol pendant deux mois. La récolte va ensuite être transformée dans une usine. Le teillage est la première étape industrielle. "La plante va passer dans des broyeurs, ça va casser la petite particule de bois qui est à l'intérieur (...), après, on va venir nettoyer, enlever les dernières petites impuretés et récupérer la fibre au bout de la ligne", détaille Quentin Decock, directeur d'une entreprise de teillage de lin à Laon (Aisne). Aujourd'hui, 85% de leur production part en Asie pour être filée en Chine. Mais bientôt, une petite partie de leur stock ira à une centaine de kilomètres de là. 

Ainsi, à Béthune (Pas-de-Calais), les précieux métiers à filer de l'entreprise Safilin sont de retour, 25 ans après avoir été délocalisés en Pologne. L'entreprise s'apprête à installer à nouveau une ligne de production de filature, dans son bassin historique, dans le nord de la France. Trente personnes seront recrutées et formées par des ouvrières polonaises. Pour ce projet de relocalisation, le président de Safilin a reçu une aide de l'État de 800 000 euros. 

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