Pouvoir d'achat : le Sénat a voté le second volet de mesures dans la nuit de mardi à mercredi

L'exécutif vise une adoption définitive des dispositions destinées à répondre à l'inflation galopante au plus tard dimanche.

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Dans l'hémicycle du Sénat, à Paris, le 1er août 2022. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Le verdict est tombé au cœur de la nuit. Le Sénat a adopté en première lecture, mercredi 3 août, vers 4 heures du matin, le second volet des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Les sénateurs ont approuvé le texte par 225 voix pour et 101 contre. La gauche s'est notamment opposée à ce projet de loi. Le socialiste Rémi Féraud a déploré "des reculs sociaux" ajoutés par la majorité sénatoriale. Pascal Savoldelli, du groupe CRCE à majorité communiste, a pointé "une connivence désormais claire entre la droite sénatoriale et le gouvernement".

Le budget rectifié pour 2022 ouvre 44 milliards d'euros de crédits, dont 9,7 pour financer la renationalisation à 100% d'EDF. Il prévoit notamment la poursuite du bouclier tarifaire sur l'énergie et de la remise carburant à 30 centimes le litre en septembre-octobre puis 10 en novembre-décembre, et la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires.

L'exécutif vise une adoption définitive des dispositions destinées à répondre à l'inflation galopante au plus tard dimanche. Ce sera chose faite a priori dès mercredi soir pour le premier volet, avec le projet de loi d'"urgence" sur lequel députés et sénateurs ont trouvé un accord en commission mixte paritaire. Mercredi soir, ils tenteront aussi de trouver un terrain d'entente sur le projet de loi de finances rectificative, qui pourrait en cas d'accord être validé définitivement jeudi.

Plus d'aides pour les collectivités locales

Le Sénat a voté, mardi en fin de journée, avec l'approbation partielle du gouvernement, un soutien supplémentaire aux collectivités touchées notamment par l'augmentation des prix de l'énergie et la hausse du point d'indice des fonctionnaires, portant l'enveloppe totale à 750 millions d'euros d'aides. En début de nuit, les sénateurs ont satisfait une demande forte du président du groupe LR Bruno Retailleau en votant 20 millions de crédits pour lancer la mise en place d'une carte Vitale biométrique. Objectif : lutter contre la fraude.

Suscitant un tollé à gauche, ils ont remplacé, contre l'avis du gouvernement, la prime de rentrée exceptionnelle de 100 euros, réservée aux minima sociaux, par une majoration exceptionnelle de 150 euros aux bénéficiaires de la prime d'activité. "Vous profitez de la nuit pour vous permettre de taper une fois de plus sur les plus pauvres", a accusé l'écologiste Thomas Dossus. Pour le rapporteur général LR Jean-François Husson, c'est "un signal" aux travailleurs pauvres qui "souvent passent à côté" des aides. "C'est les enfants que vous allez pénaliser", a lancé le socialiste Jean-Claude Tissot. En revanche, une enveloppe de 40 millions d'euros pour les banques alimentaires a fait consensus.

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