"Le tweet a été une erreur que je regrette", confie Valérie Trierweiler

La compagne de François Hollande se livre dans une interview à "Ouest-France".

Valérie Trierweiler, le 20 septembre 2012 au Palais d\'Iéna (Paris).
Valérie Trierweiler, le 20 septembre 2012 au Palais d'Iéna (Paris). (VILLARD / SIPA)

MEDIAS - Une nouvelle fois, Valérie Trierweiler fait son mea culpa. Dans une interview à Ouest-France, mercredi 3 octobre, la compagne de François Hollande revient sur l'affaire du tweet de soutien à Olivier Falorni, alors rival de Ségolène Royal à La Rochelle (Charente-Maritime) lors des élections législatives. Elle évoque aussi sa difficulté à trouver sa place entre son métier de journaliste et son rôle de Première dame.

Le tweet : "Une erreur que je regrette"

"C'était une erreur que je regrette. J'ai été maladroite puisque cela a été mal interprété, confie Valérie Trierweiler. Je n'avais pas encore réalisé que je n’étais plus seulement une simple citoyenne", confie valérie Trierweiler, assurant que "cela ne se reproduira pas".

La Première dame n'a pas souhaité, cependant, dévoiler quelle a été la réaction de François Hollande à son égard à la suite du tweet. "Ce que nous nous sommes dit, cela relève 'des affaires privées' et restera donc privé !", déclare-t-elle, se pliant à la règle édictée par le chef de l'Etat lors de son interview télévisée du 14 juillet.

Journaliste, mais pas trop

Outre le tweet, Valérie Trierweiler précise également ses intentions quant à son avenir professionnel. Elle affirme ainsi avoir renoncé à un projet d'émission sur D8 (ex-Direct 8), la future chaîne gratuite du groupe Canal+. "Nous avions imaginé un ou deux documentaires à l’année sur des grandes causes comme l’éducation des petites filles dans le monde ou les problèmes démographiques. C’était un beau projet à vocation humanitaire", explique-t-elle. 

Mais les critiques sur le mélange des genres ont eu raison de sa détermination : "Je comprends que, pour certains, être la compagne du président et travailler pour une télévision puisse susciter des interrogations voire un trouble", admet-elle dans l'interview. 

En revanche, Valérie Trierweiler n'entend pas remettre en cause sa collaboration avec l'hebdomadaire Paris Match, où elle travaille "depuis vingt-deux ans". La journaliste profite donc de l'interview pour défendre sa chronique bimensuelle, estimant qu'il s'agit d'une "chronique littéraire qui n'a rien à voir avec la politique".

Elle ajoute également que "[ses] enfants sont à [sa] charge" et "ne [voit] pas comment faire sans salaire""La France détient le record de femmes actives : 85%. J'en fais partie, tout simplement, déclare-t-elle. Conserver mon indépendance financière me semble également plus sain pour garder les pieds sur terre."

Son rôle à l'Elysée

Questionnée sur l'opportunité d'avoir embauché une équipe de collaborateurs à l'Elysée, Valérie Trierweiler assume : "Mon équipe, réduite, est composée de trois personnes pour répondre au courrier et pour mener à bien nos projets. C'est d’ailleurs ce qui a toujours existé. Le bureau me permet de recevoir mes visiteurs. Mon travail de journaliste, très solitaire, je l’effectue à notre domicile, où nous vivons toujours."

Concernant ses activités futures, Valérie Trierweiler reste floue : "Je n'oublie pas la chance dont j’ai bénéficié dans la vie. Il est temps pour moi de rendre, en me mettant au service des autres ; et des enfants en particulier", affirme celle qui a récemment été nommée ambassadrice de la fondation France Libertés, créée par Danielle Mitterrand.

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