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Un réseau d'espionnage informatique basé en Chine aurait infiltré les ordinateurs de plusieurs Etats

C'est ce qu'affirme un rapport de chercheurs canadiens et américains liés au Centre Munk. Cet espionnage informatique serait contrôlé par des ordinateurs basés quasi exclusivement en Chine, mais rien ne permet de conclure que Pékin soit impliqué.Parmi les victimes on dénombre notamment la Défense indienne ou la correspondance du Dalaï lama.
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 (AFP Alex Tan)

C'est ce qu'affirme un rapport de chercheurs canadiens et américains liés au Centre Munk. Cet espionnage informatique serait contrôlé par des ordinateurs basés quasi exclusivement en Chine, mais rien ne permet de conclure que Pékin soit impliqué.

Parmi les victimes on dénombre notamment la Défense indienne ou la correspondance du Dalaï lama.

Les pirates auraient pénétré dans les serveurs de dizaines de gouvernements et d'organisations, s'emparant aussi bien de documents secrets sur le système de missiles de l'Inde que de demandes de visas, notamment de Canadiens voyageant à l'étranger, indiquent les chercheurs liés au Centre Munk d'études internationales de l'université de Toronto.

Vol de 1.500 mails du Dalaï lama
Selon les chercheurs, qui ont suivi les pirates à la trace au cours de l'année écoulée, ces derniers ont aussi volé quelque 1.500 courriels envoyés depuis le bureau du dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains en exil, entre janvier et novembre 2009.

Le même groupe de chercheurs avait mis au jour il y a un an une autre vague d'espionnage informatique, surnommée "le réseau fantôme", provenant également de Chine et qui aurait permis d'infiltrer le contenu des ordinateurs d'autorités gouvernementales et de particuliers dans 103 pays.

Cette première enquête a mené les chercheurs sur la piste de ce second réseau de piratage, qui semble basé dans la province du Sichuan, et qui est l'objet du rapport intitulé "Des ombres dans les nuages".

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