Suite à une grève reconductible, le quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France a été absent des kiosques mercredi

Il devrait paraître normalement jeudi. Les salariés dénoncent le plan d'économies et de relance de la direction qui prévoit 35 suppressions d'emplois.Après l'annonce du plan, les salariés avaient déjà observé une première grève d'avertissement le 26 novembre, empêchant la parution des deux titres (Le Parisien et Aujourd'hui) le 27.

Il devrait paraître normalement jeudi. Les salariés dénoncent le plan d'économies et de relance de la direction qui prévoit 35 suppressions d'emplois.

Après l'annonce du plan, les salariés avaient déjà observé une première grève d'avertissement le 26 novembre, empêchant la parution des deux titres (Le Parisien et Aujourd'hui) le 27.

Mardi, une grève reconductible de 24 heures a été votée par 160 voix pour, 84 voix contre et 10 abstentions. Le Parisien-Aujourd'hui en France compte environ 350 "cartes de presse". Une nouvelle assemblée générale est convoquée mercredi.

Les syndicats du quotidien francilien et de sa déclinaison nationale ont été reçus lundi par la direction du groupe et lui ont demandé la suspension du plan censé se traduire par quelque 35 suppressions de postes sous forme de départs volontaires, ce qu'ils n'ont pas obtenu.

Le plan de la direction
A l'issue d'un Comité d'entreprise extraordinaire, le directeur général du groupe Le Parisien Jean Hornain a annoncé le jeudi 26 novembre un plan de départs volontaires de 35 personnes: 25 journalistes de l'édition nationale et 10 personnels administratifs et cadres sur un total de 350 journalistes. Par ailleurs une nouvelle formule du journal serait prévue début 2010.

Jean Hornain a souligné que cette première réorganisation sur l'édition nationale serait suivie de celle de Paris-Petite couronne (départements 75, 92, 93 et 94), puis d'une troisième sur les éditions de l'Oise, Val-d'Oise, Essonne et Seine-et-Marne.

Un plan social "façon salami"
La réorganisation en cours doit permettre de réaliser 3 à 4 millions d'euros d'économie sur l'année, selon la direction. "C'est plan social façon salami", a réagi une représentante du personnel. "On va finir par des dizaines de suppressions, mais en plusieurs tranches". Selon un autre délégué, "on est dans un processus à la découpe, 35 postes aujourd'hui, une deuxième et une troisième vague et on arrivera à la centaine". "La direction a pris ses conseils auprès de cost killers extérieurs qui rêvent d'une rédaction centrale avec quelques journalistes nomades qui assureraient l'information locale avec leur portables", a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence de presse, le directeur général a détaillé le triple objectif poursuivi: "Sauvegarder nos volumes presse, développer le numérique et assurer notre rentabilité". Selon lui, Aujourd'hui en France, la version nationale du Parisien, a un potentiel de développement important "d'autant que 30% des Français ne connaissent pas ce titre".

L'assemblée générale du personnel
Celle-ci "exige la présentation immédiate de l'ensemble des projets économiques et rédactionnels de la direction" et "mandate les représentants du personnel pour rencontrer la direction". Cette motion a été adoptée mardi à l'unanimité, moins 10 voix contre et 2 abstentions. La grève reconductible a été votée par 160 voix pour, 84 voix contre et 10 abstentions. Les syndicats des quotidiens Le Parisien et Aujourd'hui en France avaient été reçus lundi 30 novembre par la direction du groupe.