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PPDA condamné à verser 400 000 euros à TF1

L'ancien présentateur du JT était accusé de s'en être pris à la direction de la chaîne à plusieurs reprises au moment de son éviction. 

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France Télévisions
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Le journaliste Patrick Poivre d'Arvor à Paris le 31 août 2011.   (DELPHINE GOLDSZTEJN / LE PARISIEN / MAXPPP)

Une longue histoire qui finit mal. Patrick Poivre d'Arvor a été condamné mercredi 9 novembre à verser 400 000 euros de dommages et intérêts à TF1 pour ne pas avoir respecté une clause de "non-critique et dénigrement" à l'égard de son ancien employeur. 

L'ancien présentateur du 20h s'en était pris à la direction de la chaîne à plusieurs reprises au moment de son éviction en 2008. Il avait notamment déclaré qu'"après toutes ces années" de présentation du JT depuis 1987, il méritait "un peu plus d'élégance". Le journaliste avait également laissé entendre que son départ pouvait être le prélude à une remise en cause de "l'indépendance" de TF1.

"C’est de liberté d’expression qu’il s’agit"

PPDA et son avocat ont annoncé qu'ils allaient faire appel de la décision prononcée par les prud'hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). "Bien entendu je fais appel car au-delà des montants extravagants, c’est de liberté d’expression qu’il s’agit", affirme Patrick Poivre d'Arvor sur son site internet mercredi. "Un salarié, qui plus est un journaliste, dont c’est le métier, n’aurait-il pas le droit d’exercer son droit de critique vis-à-vis de son patron, si puissant soit-il ?", ajoute-t-il, jugeant "invraisemblable" la somme de 400.000 euros réclamée par TF1.

Concernant le motif de la condamnation, pour non respect de son engagement à "ne pas critiquer et dénigrer" TF1, "c'est une clause type", estime son avocat. "Cela fait 32 ans que je fais ce métier, je ne l'ai jamais vue mise en oeuvre contre un journaliste, jamais". 

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