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Pour contrer la domination d'Apple sur le marché des applications mobiles, 24 opérateurs ont décidé de s'allier

24 opérateurs, parmi lesquels China Mobile, Orange, ou Vodafone, ont annoncé lundi la création d'une alliance pour développer une plateforme ouverte d'applications, lors de leur .Elle proposera "des applications pour tous les utilisateurs detéléphones mobiles", quelle que soit la marque de leurs appareils affirment-ils.
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France Télévisions
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prétexte - une femme croque une pomme (AFP Essam Al-Sudani)

24 opérateurs, parmi lesquels China Mobile, Orange, ou Vodafone, ont annoncé lundi la création d'une alliance pour développer une plateforme ouverte d'applications, lors de leur .

Elle proposera "des applications pour tous les utilisateurs de
téléphones mobiles", quelle que soit la marque de leurs appareils affirment-ils.

Les 24 opérateurs, dont le projet est soutenu par l'association mondiale des opérateurs GSMA et trois constructeurs de téléphones (LG, Samsung et Sony-Ericsson) représentent "plus de 3 milliards de clients à travers le monde", ont-ils rappelé.

L'initiative témoigne de l'intérêt que suscite le monde des applications, popularisées par Apple . Si les applications existaient avant lui, la marque à la pomme les a mises en vedette avec son App'Store. La raison de son succès? "Apple a pris de court le marché et a réussi à établir une relation directe avec les consommateurs", court-circuitant les opérateurs, rappelle Thomas Husson, analyste au cabinet Forrester.

La boutique Apple compte désormais quelque 140.000 applications et plus de 3 milliards ont déjà été téléchargées depuis son lancement en juillet 2008. En pleine croissance, la boutique de Google, avec son système d'exploitation "ouvert" Android, en propose déjà quelque 25.000, après seulement quelques mois, mais reste encore loin d'Apple. Les autres concurrents sont à la peine: RIM (Blackberry) en compte par exemple 5.000 et Microsoft 4.000. Nokia, qui dispose d'une "force de frappe dans les pays émergents", selon Forrester, ne diffuse pas ses chiffres, mais en proposerait 8.000.

L'enjeu: un marché de 20 milliards de dollars
L'enjeu est crucial: le marché des applications devrait passer de 4,2 milliards d'euros en 2009 à 20,17 milliards en 2013, selon l'institut Gartner. "Même si sur le papier l'initiative des opérateurs a l'air très alléchante", "pour l'instant, il n'y a pas encore de choses concrètes, de date de lancement précise", souligne Thomas Husson, de Forrester. "Cela va être compliqué à mettre en musique: il y a à la fois des problématiques techniques pour développer des applications sur tous les systèmes et de coordination entre les opérateurs.

Au sein de l'alliance, les opérateurs sont très différents et sont parfois directement concurrents", ajoute-t-il. De plus si l'objectif des opérateurs est de "stopper la fragmentation du marché des applications et des systèmes d'exploitation", "les autres annonces faites à Barcelone suggèrent que dans un futur proche la situation risque en fait de s'aggraver", affirme Mark Newman, directeur de recherche à Informa Telecoms & Media.

Samsung a ainsi présenté ses premiers mobiles sous son propre système, Bada, avec sa propre boutique, tandis que l'équipementier Ericsson a lancé lundi son eStore, un magasin en ligne comptant déjà 30.000 applications pour là aussi tous types de téléphones. La bataille s'annonce donc rude pour croquer la pomme.

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