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Patrick Balkany dépose trois propositions de loi visant les journalistes

Le député (Les Républicains) des Hauts-de-Seine souhaite, notamment, privatiser l'audiovisuel public et supprimer la niche fiscale des journalistes. 

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France Télévisions
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Patrick Balkany participe à la session des questions au gouvernement du 23 juin 2015, à l'Assemblée nationale.  (PATRICK KOVARIK / AFP)

"Il ne s'agit en aucun cas de stigmatiser une profession", assure Patrick Balkany. Pourtant, le député (Les Républicains) des Hauts-de-Seine a déposé pas moins de trois propositions de loi à l'Assemblée nationale contre les médias, relève Le Lab d'Europe 1, jeudi 23 juillet. Ce que confirme le site de l'Assemblée nationale. 

Voici le détail des propositions de ce député, souvent opposé aux médias ces dernières années. 

Privatiser l'audiovisuel public

Une première loi vise à la "privatisation de l'audiovisuel public", à l'exception de "Arte France, France Média Monde, TV5Monde et l'Institut national de l'audiovisuel (INA)". Pour le maire de Levallois-Perret, "on peut s'interroger sur la pertinence de conserver, au regard des montants engagés chaque année, les groupes généralistes du secteur audiovisuel public : France Télévisions et Radio France" alors que "notre pays est dans une situation économique difficile, qu'il nous faut réaliser des économies budgétaires drastiques et que les Français croulent sous les impôts et les taxes". 

Il critique aussi "le manque d'objectivité et la partialité évidente de certains programmes diffusés sur ces chaînes publiques".

Arrêter les aides à la presse écrite

Dans une deuxième proposition de loi, Patrick Balkany demande "la suppression des aides à la presse écrite", justifiée aussi par "l'état de nos finances publiques" et le fait que la presse serait "un secteur sous perfusion d'argent public qui peine à se réorganiser et à opérer sa transition numérique".

"Ces mêmes journaux qui, régulièrement, dénoncent la gabegie financière de l'Etat, nous prédisent une banqueroute prochaine si les politiques ne se ressaisissent pas, fustigent la mauvaise gestion financière des collectivités locales, là encore trop dépensière. Cette presse semble oublier - ou tout du moins feint d'oublier - qu'elle coûte aux Français, qu'ils soient ou non lecteurs, plusieurs centaines de millions d'euros chaque année", tacle le député, qui juge, sur la base d'un rapport de 2013 de la Cour des comptes, ces aides inefficientes.

Supprimer la niche fiscale des journalistes

Enfin, dans un troisième texte, Patrick Balkany demande la "suppression de l'avantage fiscal dont bénéficient les journalistes dans le calcul de leur impôt sur le revenu", y voyant un "privilège qui ne se justifie plus aujourd'hui, continue de perdurer, créant ainsi des situations inégalitaires qu'il faut corriger".

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