Cet article date de plus de huit ans.

Pas de retour de la publicité sur les chaînes publiques après 20 heures

La ministre de la culture, Aurélie Filippetti, a annoncé que le gouvernement ne reviendrait pas sur cette mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les locaux de France Télévisions à Paris, le 18 février 2008. (JEAN AYISSI / AFP)

MEDIAS - La ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a écarté vendredi 24 août tout retour de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques de télévision.

"Cette proposition n'a pas été retenue par le gouvernement et donc il n'y aura pas de retour de la publicité sur le service public" en soirée, a-t-elle déclaré sur les ondes de France Inter, en précisant que cette déclaration se faisait "en plein accord avec le Premier ministre et le président de la République"

Une mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy

La réforme de l'audiovisuel public, adoptée en 2009 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, prévoit la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques en 2016.

Pour compenser le manque à gagner pour France Télévisions, estimé à 450 millions d'euros, l'Etat avait mis en place deux taxes, l'une sur les opérateurs télécoms et l'autre sur les télévisions privées. Or la Commission européenne souhaite que la France supprime ces deux taxes, estimant qu'elles créent une distorsion à la concurrence.

Cahuzac s'était exprimé en faveur du rétablissement de la publicité

La décision de la ministre de la Culture prend le contrepied de l'hypothèse du retour de la publicité après 20 heures sur le service public, formulée jeudi par le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac, en réaction à des injonctions de Bruxelles.

La "taxe sur un certain nombre d'opérateurs" instaurée par le gouvernement de François Fillon va, "selon toute vraisemblance (...) être censurée par les instance communautaires" européennes, avait expliqué Jérôme Cahuzac sur BFMTV. "Alors se posera la question, ou bien une taxe de plus, soit la publicité à la télévision", avait-t-il ajouté.

Jérôme Cahuzac avait précisé qu'en cas de censure de cette taxe, il recommanderait au gouvernement "de rétablir cette publicité tant il est vrai qu'on ne va pas encore créer une taxe de plus".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.