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Les pirates informatiques du groupe "Anonymous" ont menacé jeudi de s'en prendre à Amazon

Ils sont déjà à l'origine d'une série d'attaques contre des sites internet hostiles à WikiLeaks dans le cadre de leur "Opération Riposte" après les attaques contre Wikileaks et l'emprisonnement de Julian Assange.Ils ont annoncé qu'ils attaqueraient le site du géant de la distribution en ligne. "CIBLE: WWW.AMAZON.COM", ont-ils écrit sur Twitter.
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Le site WikiLeaks et le visage de son fondateur Julian Assange. (AFP - Fabrice Coffrini)

Ils sont déjà à l'origine d'une série d'attaques contre des sites internet hostiles à WikiLeaks dans le cadre de leur "Opération Riposte" après les attaques contre Wikileaks et l'emprisonnement de Julian Assange.

Ils ont annoncé qu'ils attaqueraient le site du géant de la distribution en ligne. "CIBLE: WWW.AMAZON.COM", ont-ils écrit sur Twitter.

Anonymous revendique cette "première guerre informatique". Enjeu : WikiLeaks
Regroupés sous le nom "Anonymous", ces pirates ont notamment pris pour cible le site internet de l'Américain Mastercard, pour se venger de son blocage des dons en faveur de WikiLeaks.

Sur le site internet anonops.net, ils présentent l'opération "Payback" (riposte, représailles) comme le début de "la première guerre informatique" dont "le champ de bataille est WikiLeaks".

Ils ont revendiqué sur l'attaque du site de Mastercard mais aussi celui du Suisse Postfinance, pour les mêmes raisons. "Le groupe qui a désactivé une banque suisse a maintenant désactivé Mastercard.com".

Le site de l'entreprise de cartes de crédit était en effet indisponible vers 12H00 (heure de Paris). MasterCard a fait état d'un flux concentré de requêtes visant son site et un ralentissement du trafic mais a indiqué que ses systèmes n'ont pas été endommagés.

Egalement victime d'attaques, Postfinance, la banque de la poste suisse qui a fermé un compte de Julian Assange, a assuré mercredi que ces "pirates informatiques" n'avaient pas mis en danger la sécurité des systèmes de paiements ou de gestion des comptes. Un porte-parole a indique que "la situation s'est améliorée mercredi, mais les attaques continuent".

D'autres sites internet en relation avec WikiLeaks ont été attaqués par des pirates non identifiés, notamment le service de paiement PayPal, mais aussi le site et les courriels de l'avocat des deux Suédoises accusant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange de "viol et agression sexuelle".

Qui sont les hackers d'Anonymous ?
Le groupe de pirates informatiques, baptisé "Anonymous", qui a lancé la série d'attaques de mercredi se monterait à un millier de personnes partageant le même genre d'idéaux. C'est ce qui ressort d'une interview de l'un d'eux réalisée par le journal britannique The Guardian.

Selon ce hacker qui se fait appeler "Coldblood", il n'y a pas de structure dirigeante au sein du groupe, composé à majorité d'adolescents mais aussi d'adultes et de pros du web disposant de temps et de ressources. Ils se regroupent autour de certaines causes quand l'envie leur prend. Il suffit que la majorité la juge bonne à défendre et elle devient une cause des "Anonymes".

Dans le passé, ils s'en sont pris à l'Eglise de Scientologie, à la RIAA (qui défend les intérêts de l'industrie de la musique aux USA), aussi bien qu'à Gene Simmons de Kiss.

"Nous sommes contre les interférences des entreprises et du gouvernement sur internet. Nous pensons que ce devrait être ouvert et libre pour tous. Le gouvernement ne devrait pas censurer parcequ'il n'est pas d'accord", résume "Coldblood". " (LN)

Plainte contre Visa
Une société islandaise permettant à WikiLeaks de recevoir des dons, DataCell, porte plainte contre Visa.

"DataCell, qui facilite les paiements vers WikiLeaks, a décidé de prendre des mesures légales immédiates (contre Visa) pour rendre de nouveau possibles les dons", écrit mercredi dans un communiqué la société basée à Reykjavik.

Visa et son rival Mastercard ont annoncé lundi qu'ils suspendaient leurs autorisations de paiement vers le site WikiLeaks.

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