Le plan de continuation de "L'Humanité" validé par le tribunal de commerce de Bobigny

Le quotidien s'était déclaré en cessation de paiement en janvier, puis avait été placé début février en redressement judiciaire avec poursuite d'activité.

Après dix mois de redressement judiciaire, le plan de continuation de \"L\'Humanité\" a été validé par le tribunal de commerce de Bobigny, a annoncé le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, sur le site internet du journal, le 28 décembre 2019. 
Après dix mois de redressement judiciaire, le plan de continuation de "L'Humanité" a été validé par le tribunal de commerce de Bobigny, a annoncé le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, sur le site internet du journal, le 28 décembre 2019.  (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

La fin de dix mois de redressement judiciaire. Le plan de continuation de L'Humanité, journal fondé en 1904 par Jean Jaurès, a été validé par le tribunal de commerce de Bobigny, a annoncé le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, sur le site internet du quotidien, samedi 28 décembre.

"Constatant les bons résultats obtenus, le tribunal a déclaré la sortie de L'Humanité de la période d'observation et de redressement entamée le 7 février dernier et a accepté le plan de continuation de la société et de l'ensemble de ses activités", affirme Patrick Le Hyaric, après avoir reçu les conclusions définitives du tribunal.

Désormais, 'L'Humanité' sort donc de la mauvaise passe dans laquelle il se trouvait et affronte l'avenir dans des conditions nouvelles.Patrick Le Hyaric

L'Humanité s'était déclarée en cessation de paiement en janvier, puis avait été placé début février en redressement judiciaire avec poursuite d'activité. Le groupe avait annoncé au mois de mars un plan d'économies, avec la suppression d'une quarantaine de postes sur 157.

Plus de quatre millions de dons et souscriptions

En parallèle, le journal – l'un des plus vieux quotidiens nationaux en France avec Le Figaro et La Croix avait lancé une grande campagne de dons et de souscriptions, qui a permis de récolter plus de quatre millions d'euros.

C'est en se fondant sur ces résultats que le tribunal de Bobigny a décidé de valider le plan de continuation du quotidien.

"Le tribunal a également constaté l'ampleur inédite des efforts que produisent les créanciers privés et publics. Ils décident d'abandonner 75% de leurs créances", poursuit Patrick Le Hyaric. Les 25% restants de dettes devront être payés d'ici fin mars.