La vente de France Télévisions Publicité pose un "problème déontologique", a estimé lundi Frédéric Mitterrand

"Je suis d'accord qu'il y a un problème déontologique", a déclaré le ministre de la Culture lors d'un déjeuner avec l'Association des journalistes médias (AJM)."Il va falloir qu'ils (les repreneurs potentiels, NDLR) changent le périmètre de leur activité économique. Ils ne peuvent pas être juge et partie", a poursuivi le ministre.

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

"Je suis d'accord qu'il y a un problème déontologique", a déclaré le ministre de la Culture lors d'un déjeuner avec l'Association des journalistes médias (AJM).

"Il va falloir qu'ils (les repreneurs potentiels, NDLR) changent le périmètre de leur activité économique. Ils ne peuvent pas être juge et partie", a poursuivi le ministre.

France Télévisions a annoncé en février l'ouverture de négociations exclusives avec le consortium constitué de Publicis et de Lov Group, du producteur Stéphane Courbit, pour lui céder sa régie publicitaire, France Télévisions Publicité (FTP).

Depuis, ce projet de vente a suscité une levée de boucliers de la part des syndicats, d'hommes politiques, de professionnels du secteur publicitaire et des producteurs audiovisuels.

Pour les représentants des auteurs, cette cession est "critiquable" tant sur le plan "économique et politique", que "déontologique". Sur ce dernier point, ils relèvent que "le conflit d'intérêts est loin d'être nul, les acquéreurs ayant déjà des positions établies dans la production audiovisuelle et dans l'achat d'espaces publicitaires".

FTP, qui compte 280 salariés pour un chiffre d'affaires de 410 millions d'euros en 2009, commercialise les espaces publicitaires et le parrainage des chaînes de l'audiovisuel public et d'un portefeuille de médias indépendants (Discovery Channel, FoxLife, Euronews, TV5Monde).