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La mort d'un oeil, le fondateur de Sipa

C'était l'une des grandes figures du photojournalisme. Son agence, fleuron de la photo de presse à la française, s'appelle Sipa, contraction de son nom de famille. _ Le photographe Göksin Sipahioglu s'est éteint aujourd'hui à l'âge de 84 ans.
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C'est derrière l'objectif que Göksin Sipahioglu, né à Izmir en Turquie, a débuté sa carrière. Sur tous les fronts, dans les années 60, notamment pour le quotidien turc Hürriyet, mais aussi Paris Match, il a à son actif quelques scoops mondiaux, notamment la couverture de la crise des missiles à Cuba en 1962.
_ Mais en 1973, il pose ses boîtiers et lance sa propre agence, avec sa compagne, la journaliste américaine Phyllis Springer : l'agence de photojournalisme Sipa Press, qui se dispute alors le marché de la photo de presse en France avec deux autres agences en a : Gamma et Sygma. Il dirigera Sipa pendant 30 ans, jusqu'à son départ en 2003, deux ans après sa revente au groupe Sud Communication, propriété de l'industriel Pierre Fabre. Elle a été rachetée depuis par l'agence de presse allemande DAPD.

Pour autant, Göksin Sipahioglu restait fier de son ex-agence, qui emploie toujours 25 photographes et diffuse chaque jour plus de 6.000 photos dans 40 pays. Regrettant une certaine posture bornée de la photographie française. Pour lui, la diversification est le seul moyen de lutter contre la crise du photojournalisme.
_ Il faut "aller de l'avant", "trouver des idées", disait-il sur France Culture en 2008, lors d'une rétrospective de ses images de mai 68 à Perpignan.

  • Voir aussi cette vidéo ci-dessous réalisée en 2007 par Rue89.

Göksin Sipahioglu, fondateur de l'agence Sipapar rue89

Cécile Quéguiner, avec agences

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