Grève à Europe 1 : d'anciens salariés expriment leur "solidarité" envers leurs confrères

Dans une tribune publiée sur le site du "Monde", d'anciennes voix de la station estiment que la radio fait face à un "danger grave et imminent". Ils apportent leur soutien à leurs confrères en grève depuis vendredi.

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France Télévisions
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Le logo de la station de radio Europe 1 sur une voiture, le 9 janvier 2021. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

Une cinquantaine d'anciens salariés d'Europe 1 ont exprimé dimanche 20 juin leur "solidarité" envers leurs confrères de la station en grève depuis vendrediDans une tribune publiée sur le site du Monde, ils dénoncent le "danger grave et imminent" menaçant selon eux la radio du groupe Lagardère, "sous la pression de Vincent Bolloré", son actionnaire principal.

Les signataires, dont Philippe Alfonsi, Anne Sinclair, Ivan Levaï, Stéphane Paoli ou encore Jean-Michel Aphatie, s'inquiètent de "l'instauration" d'une "ligne éditoriale partisane en rupture totale avec la longue histoire" d'Europe 1. Au sein de la station, des craintes ont émergé quant à d'éventuels ponts avec CNews, la chaîne d'information du groupe Canal+, filiale de Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré.

"Les responsabilités dans le désastre actuel cette station sont multiples", estiment-ils. "Mais jamais son actionnaire principal n'avait tenté d'en faire un jouet politique partisan et un haut-parleur des haines qui agitent notre débat politique", ajoutent les signataires. Ces anciens de la station se disent en outre "particulièrement indignés par la violence faite" aux salariés voulant "exprimer simplement et clairement leurs inquiétudes légitimes".

Les suites du mouvement décidées lundi

La grève a été votée vendredi en assemblée générale pour protester contre une procédure de sanction disciplinaire visant un journaliste, après une altercation avec une employée des ressources humaines. Le mouvement a entraîné des perturbations "très minimes" à l'antenne ce week-end, selon la direction, mais les week-ends sont principalement assurés par des travailleurs précaires, selon plusieurs journalistes interrogés par l'AFP. La direction entrevoit "des petites répercussions sur la soirée électorale, mais en aucun cas elle ne sera perturbée"

En soutien aux grévistes et à la liberté de la presse, plusieurs syndicats ont par ailleurs appelé à un rassemblement lundi matin devant le siège d'Europe 1, dans le 15e arrondissement de Paris. Les salariés d'Europe 1 se réuniront quant à eux en assemblée générale à partir de 10 heures pour décider des suites du mouvement.

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