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Grèce : le siège de la télévision nationale évacué par la police

Au petit matin, la police antiémeute est entrée en force dans les locaux du siège de la radio-télévision nationale, occupé par les employés licenciés depuis que le gouvernement avait brutalement annoncé sa fermeture, le 11 juin dernier, pour faire des économies.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

L'occupation durait depuis le 11 juin dernier. Depuis que le gouvernement avait, sèchement, annoncé la fermeture pure et simple de l'audiovisuel public grec, ERT, qui comprenait cinq chaînes de télévision, 19 radios, 35 centres d'émission et six studios dans le pays.
Elle a brutalement cessé ce jeudi matin : la police antiémeute est intervenue pour évacuer les lieux. Quelques gaz lacrymogènes ont été tirés, et quelques personnes ont été arrêtées - des représentants syndicaux.

 

La Grèce présidera l'UE à compter du 1er janvier

L'occupation commençait à devenir problématique pour les autorités. C'est "un problème auquel il va falloir faire face" , disait le mois dernier le secrétaire d'Etat chargé du secteur. C'est "une décision qu'il va falloir prendre" , et "qui relève de la justice" .
Pourquoi ? Pour permettre à la future télévision, Nerit, qui doit voir le jour en début d'année prochaine, de s'installer dans les murs. Et de couvrir la présidence grecque de l'Union européenne, à partir du 1er janvier et pour six mois.

L'annonce de la fermeture d'ERT, le 11 juin, avait provoqué une émotion considérable dans le pays. Et au-delà des frontières aussi, d'ailleurs. Le gouvernement de coalitin a failli tomber, mais Antonis Samaras a tenu bon. Son argument principal : ERT coûtait 300 millions d'euros par an, dans un pays en très grave crise économique ; et la télévision était trop accusée d'être un foyer de clientélisme politique... 

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