Il n'y a pas de "tensions" entre France Télévisions et l'Etat, assure Delphine Ernotte

La présidente du groupe d'audiovisuel public s'exprime dans "Le Journal du dimanche".

Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, dans le \"Train de la présidentielle\", une exposition à Gare de Lyon, à Paris, le 5 mars 2017. 
Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, dans le "Train de la présidentielle", une exposition à Gare de Lyon, à Paris, le 5 mars 2017.  (BENJAMIN CREMEL / AFP)

"Vous parlez d'un climat de tensions ? Ce n'est pas la nature des liens que France Télévisions entretient avec l'État." C'est ce qu'assure Delphine Ernotte, la présidente du groupe audiovisuel public, dans une interview parue dimanche 28 janvier dans Le JDD

Le gouvernement a imposé 50 millions d'euros d'économies à France Télévisions et il prépare une réforme de l'audiovisuel public pour la fin 2018.

Nommée en 2015, la présidente de France Télévisions voit la programmation du service public validée par une majorité des Français, selon un sondage de l'Ifop publié le même jour dans Le JDD. Au total, 59% des personnes interrogées s'y déclarent satisfaites des programmes proposés par les chaînes de télévision publiques.

La redevance universelle approuvée à 65%

Les sondés apprécient notamment la place donnée à l'information (à 70%) et aux programmes pour enfants (à 63%), regrettent qu'il y ait trop de jeux (à 48%) et pas assez de films (69%), de culture (49%) et de documentaires (48%).

Par ailleurs, 65% des personnes interrogées se déclarent favorables à la mise en place d'une "redevance universelle", notamment demandée par Delphine Ernotte et Mathieu Gallet, le président de Radio France. Payée par tous les foyers fiscaux, cette redevance remplacerait la taxe audiovisuelle que ne paient pas les foyers sans téléviseur.

La présidente du groupe public assure également qu'elle se "bat" pour que France Télévisions puisse diffuser les Jeux olympiques de 2024. "Ça fait des décennies que l'on diffuse les JO, on ne va pas renoncer l'année où ça se passe à Paris ! ajoute-t-elle. En revanche, on ne peut pas payer n'importe quel prix pour les droits sportifs. C'est l'argent du contribuable."

Le sondage a été réalisée auprès d'un échantillon de 1 005 personnes, représentatif de la population française, selon la méthode des quotas par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 26 janvier 2018.