"Libération ne va pas mourir", assure le directeur de la rédaction

Au lendemain de la démission de Nicolas Demorand, Fabrice Rousselot défend l'avenir du quotidien, mais souhaite "une ligne éditoriale plus claire" pour sortir de la crise.

Le directeur de la rédaction de \"Libération\", Fabrice Rousselot, pose au siège du journal, à Paris, le 4 septembre 2013.
Le directeur de la rédaction de "Libération", Fabrice Rousselot, pose au siège du journal, à Paris, le 4 septembre 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

"On peut et on doit sauver Libé." Le directeur de la rédaction de Libération, Fabrice Rousselot, se veut optimiste, vendredi 14 février, au lendemain de la démission du directeur du quotidien, Nicolas Demorand.

Le journal, en panne critique de trésorerie et aux ventes en chute libre, traverse depuis plusieurs jours une crise majeure. Le projet de Bruno Ledoux, l'un de ses propriétaires, de créer un réseau social et de transformer le siège parisien de Libération en espace culturel a déclenché la colère et la rébellion de la rédaction.

Retrouver le "ton" du journal

"Libération, ce n'est pas un projet immobilier. Libération ça doit être d'abord une discussion autour d'un contenu éditorial", a répliqué Fabrice Rousselot sur i-Télé. Le directeur de la rédaction concède que le journal a "un peu perdu" son ton : "La question, c'est comment on le retrouve."

Fabrice Rousselot réclame "une ligne éditoriale plus claire", "où on raconte des histoires", avec du décryptage et de l'analyse plutôt que de l'actualité brute. Le journaliste assure qu'il existe, au sein du quotidien, l'envie "de dessiner le Libé du futur".