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La plainte contre Charlie Hebdo n'ira pas très loin

Une plainte pour provocation à la haine a été déposée mercredi contre Charlie Hebdo par l'Association syrienne pour la liberté. Dans le droit français, de telles plaintes aboutissent rarement à des condamnations.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Jean-François Frey Maxppp)

L'Association syrienne pour la liberté a porté plainte contre
Charlie Hebdo, mercredi, pour avoir caricaturé Mahomet. Elle accuse l'hebdomadaire
satirique de "provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la
violence nationale, raciale ou religieuse"
.

Cette organisation se présente comme une ONG constituée en
2012 pour soutenir le peuple syrien et défendre les droits de l'homme. La
recevabilité de sa plainte est en ce moment étudiée par le Parquet de Paris. Mais pour Maître Emmanuel Pierrat, spécialiste du droit de la presse, il
y a peu de chance qu'une telle plainte aboutisse.   

Le tribunal ne peut pas se déjuger

Les dessins publiés cette semaine "sont assez similaires à ceux qui
avaient déjà été jugés en mars 2007 et qui avait donné lieu à un jugement de
relax de Charle Hebdo. Il me semble qu'il est difficile pour le tribunal de
Paris de se déjuger"
, explique-t-il.
En 2007, le tribunal avait considéré
que les caricatures ne franchissaient pas de limite juridique car elles ne
désignaient pas une communauté en particulier.

 

 

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