Avec 113 assassinats de journalistes, 2009 aura été l'une des pires années pour la presse

C'est la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) qui publie mercredi soir ce bilan morbide.La "FIJ appelle aujourd'hui à ce que les gouvernements et les Nations unies agissent davantage pour protéger les journalistes", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le journaliste britannique de la BBC Alan Johnston
Le journaliste britannique de la BBC Alan Johnston (France 3)

C'est la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) qui publie mercredi soir ce bilan morbide.

La "FIJ appelle aujourd'hui à ce que les gouvernements et les Nations unies agissent davantage pour protéger les journalistes", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Le "terrible bilan" est en effet "de 137 journalistes et travailleurs des médias tués en 2009", dont "113 assassinats ciblés, l'un des nombres les plus élevés jamais enregistrés, et 24 morts accidentelles", selon l'organisation basée à Bruxelles.

Les Philippines, le Mexique et la Somalie sont "les pays les plus dangereux pour les journalistes", affirme la FIJ, évoquant "l'effroyable massacre de 31 journalistes et travailleurs des médias aux Philippines en novembre et les récentes violences à l'encontre de nos collègues au Mexique (13 morts) et en Somalie (9 morts)". Derrière arrivent le Pakistan (7 morts) et la Russie qui rejoint cette année le peloton de tête avec six morts. En Irak, pays longtemps le plus dangereux pour les journalistes, les décès dans les médias sont tombés à 5, contre 16 en 2008.

Le rapport complet de la FIJ, en collaboration avec l'Institut international pour la sécurité de la presse (Insi), sera publié à la mi-janvier.