Logement : les mises en chantier chutent toujours

Entre mai et juillet, les mises en chantiers ont continué à se détériorer : elles enregistrent un recul de 13,3% sur un an.

Les mises en chantiers ont continué à se détériorer entre mai et juillet 2014, avec un recul de 13,3% sur un an. 
Les mises en chantiers ont continué à se détériorer entre mai et juillet 2014, avec un recul de 13,3% sur un an.  (JAMES HARDY / ALTOPRESS / AFP)

L'attente d'un nouveau train de mesures pour relancer la construction, érigée en priorité de la rentrée par l'exécutif, se renforce encore, avec l'annonce d'une poursuite de la chute des constructions de logements neufs entre mai et juillet. Les mises en chantier ont continué à se détériorer sur cette période, avec un recul de 13,3% sur un an, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi 26 août.

Le président François Hollande a promis la semaine dernière un nouveau "plan de relance" pour le secteur, alors que les efforts du gouvernement n'ont pas permis jusqu'ici d'enrayer l'effondrement de la construction. Dimanche, plusieurs médias ont affirmé que le gouvernement s'apprêtait à autoriser la location de logements neufs entre ascendants et descendants d'une même famille.

466 000 mises en chantier en 2007, 305 079 aujourd'hui

Sur les douze mois achevés en juillet, le nombre de logements neufs mis en chantier affiche un recul de 10,8% à 305 079 unités. La tendance s'aggrave cette fois : le repli n'était encore que de 8,5% au mois de mai. Un niveau historiquement bas et en retrait d'un tiers par rapport au pic exceptionnel de l'année 2007, qui s'élevait à 466 000 unités.

La politique du logement a un besoin "urgent" de "simplification fiscale et administrative" pour mettre fin à son déclin, plaide Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnai). Le président de la Fnai milite également pour une "extension" du prêt à taux zéro pour les logements anciens ou encore un "assouplissement fiscal" sur les plus-values immobilières.

Un secteur en berne, principal frein à la croissance

Avec 45 milliards d'euros d'aides totales au logement conjugué à des taux d'intérêts historiquement bas, la France fait paradoxalement face à un manque criant de logements sans parvenir à stimuler la construction. Selon l'Insee, le marasme dans lequel le secteur de la construction est le principal frein à la croissance en France, et lui coûtera 0,4 point de produit intérieur brut (PIB) cette année.