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Les grandes surfaces peu transparentes sur leurs prix

L'association CLCV dénonce une atteinte grave à l'information des consommateurs, et interpelle les pouvoirs publics. Depuis quelques mois, plusieurs de ses bénévoles disent avoir été empêchés de réaliser leurs traditionnels relevés de prix dans les rayons des grandes surfaces de trois enseignes : Carrefour, Leclerc et Casino...
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Radio France
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Du kilo de sucre au ballon de football, depuis plus de 20 ans, l'association CLCV, comme d'autres, pratique ce genre de relevés. Des bénévoles vont dans les rayons des supermarchés et notent les prix. Des informations accessibles à tous sur les linéaires. Le but : établir ensuite des comparatifs pour informer les consommateurs.

Mais de plus en plus de bénévoles se plaignent d'être sommés par le personnel de cesser ces activités. Les agents de sécurité invoquent alors souvent des consignes de leur direction nationale. C'est ce qui est arrivé à Charles, l'un des bénévoles de l'association. Il s'est fait interpeller et emmener au poste de sécurité comme un vulgaire voleur à la roulotte, et confisquer ses relevés de prix. Des collègues de Charles munis d'appareil photo auraient même été raccompagnés vivement à la sortie de supermarchés par des vigiles.

Remise en cause des droits des consommateurs

Pour Reine-Claude Mader, présidente de l'association CLCV, il s'agit d'une remise en cause des droits les plus élémentaires des consommateurs et de leurs organisations. "On nous prend pour des imbéciles", explique Reine-Claude Mader. Les enseignes considèrent que "moins les consommateurs en savent sur les prix, mieux ça vaut", poursuit-elle. Et la guerre froide entre hypers et associations de consommateurs se durcit, "les grandes surfaces sont de plus en plus agressives", assure la responsable associative.

Nous avons interrogé sur le sujet les trois enseignes mises en cause : Leclerc, Carrefour et Casino. Seul Leclerc a répondu, expliquant que les cas évoqués "ne pouvaient être que ponctuels et isolés". "En aucun cas une directive nationale n'a été édictée pour interdire l'accès des magasins aux enquêteurs des associations de consommateurs', jure, la main sur le cœur, la chaîne d'hypermarchés.

Mathilde Lemaire
_ Edité par Gilles Halais

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