Lepaon : la CGT lui accorde un sursis plutôt qu'un sauvetage

Le syndicat annonce dans un communiqué que le bureau confédéral du jour a conforté le secrétaire général dans ses fonctions malgré les affaires révélées ces derniers jours.

(La CGT fait savoir qu'aucun membre du bureau confédéral n'a demandé la démission de Thierry Lepaon © MaxPPP)

La CGT a fait savoir vendredi qu’aucun membre de son bureau confédéral n’avait demandé la démission de Thierry Lepaon. Le numéro du syndicat est sur la sellette après plusieurs dysfonctionnements révélés par la presse, notamment les travaux onéreux de son appartement. La CGT semble avoir décidé de temporiser en ne décidant rien dans l’urgence, mais en prévoyant un calendrier. Ce qui ressemble à du sursis pour Thierry Lepaon, plutôt qu’à un sauvetage.

Un communiqué pour reprendre la main

La CGT précise ne pas prendre de décision sous la pression médiatique. Dans son communiqué, le syndicat précise qu'au cours de la réunion de ce vendredi, aucun des dix plus hauts dirigeants de la CGT n'a demandé la démission de Thierry Lepaon. Le bureau confédéral est une sorte de gouvernement restreint du syndicat. La mise au point ne signifie pas pour autant que le secrétaire général est sorti d'affaire, loin de là. D’autres réunions sont au programme, au cours desquelles son cas sera évoqué et cette fois devant des instances plus décisionnaires.

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Deux nouveaux rendez-vous en décembre

Le prochain rendez-vous est prévu pour le mardi 9 décembre, avec la direction élargie du syndicat. Elle est composée d'une cinquantaine de membres qui devraient annoncer une autre date. Un rendez vous "avant le 16 décembre ", dit le bureau confédéral. La CGT convoquera alors une assemblée élargie composée des responsables des unions départementales et des fédérations de l'organisation. Une assemblée qui n'aura pas juridiquement le pouvoir de révoquer le secrétaire général mais qui pourrait tout de même faire pression sur Thierry Lepaon en cas de vote défavorable. 

Et il est acquis que de nombreux membres de cette instance sont choqués par les affaires concernant le numéro un, au point de souhaiter son départ. Un départ "inévitable" disent  plusieurs responsables.