Le Parlement adopte la réduction de la TVA sur les protections hygiéniques

Après le Sénat, l’Assemblée nationale a donné son feu vert vendredi à une réduction de la TVA à 5,5% contre 20% actuellement sur les protections hygiéniques.

(Les députés ont adopté vendredi un amendement qui ramène de 20% à 5,5% le taux de TVA appliqué aux produits de protection hygiénique féminine © Maxppp)

Les députés ont finalement voté vendredi l’amendement sur la réduction de la TVA de 20% à 5,5% sur les protections hygiéniques. Repoussé en première lecture à la demande du gouvernement, cet amendement avait en revanche été validé par le Sénat.

 

Pour Claire Serre-Combe, porte-parole de "Osez le Féminisme", c’est une victoire. "Les règles arrivent en moyenne tous les 28 jours, on ne peut pas y faire grand-chose et c’est normal et légitime que la TVA soit réduite pour les protections périodiques. C’est un sujet qui reste tabou. Donc on est contente parce qu’on a été entendu ", explique-t-elle sur France info.

 

Le coût pour le budget de l’Etat est estimé à environ 55 millions d'euros. Le ministre des Finances, Michel Sapin, s'en est remis "à la sagesse " de l'Assemblée. "Il faudra que cette baisse de TVA soit répercutée sur les prix ", a-t-il dit toutefois. C’est aussi une préoccupation des associations. "Maintenant, une autre bataille sera que les fabricants de tampons et de serviettes n’en profitent pas pour augmenter leur marge ", prévient Claire Serre-Combe.

"Pour que les consommatrices profitent de cet abaissement, il faut en effet qu'industriels et distributeurs répercutent la diminution de la TVA sur leurs prix. Nous allons regarder de très près comment évoluent les prix ", renchérit Gaëlle Couraud, l'une des porte-parole du collectif Georgette Sand, qui militait depuis février dernier pour cet abaissement de la TVA. Le collectif va d'ailleurs lancer  un "site participatif qui permettra aux consommatrices de communiquer les prix des protections périodiques qu'elles utilisent " de manière à pouvoir vérifier cette baisse, explique Gaëlle Couraud.